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C'est vous qui le dites

Une formation pour détecter la détresse suicidaire : est-ce toujours possible de voir que quelqu’un va mal ?

Une formation pour détecter la détresse suicidaire : est-ce toujours possible de voir que quelqu’un va mal ?
14 janv. 2022 à 10:512 min
Par C'est vous qui le dites

Apprenez à détecter la détresse suicidaire, c’est l’appel d’une association. Selon les derniers chiffres disponibles à lire dans la Dh ce matin, il y a près de 5 suicides par jour en Belgique. Face à ce constat, une association vous propose de devenir sentinelle après avoir suivi une formation, c’est-à-dire que vous avez les outils pour détecter la détresse suicidaire de quelqu’un autour de vous pour ensuite le mettre en contact avec l’association qui peut lui venir en aide.

C’est toujours possible de voir que quelqu’un va mal ? C’est la question que l’on vous posait ce matin dans "C’est vous qui le dites".

Voici quelques moments forts de l’émission…

Getty Images

"Je ne suis pas réfractaire à l’idée d’avoir de l’aide"

Une personne anonyme est intervenue à ce sujet sur notre antenne : "Oui, j’ai des pensées suicidaires avec des projets. Je trouve que c'est très intéressant que cette association propose une formation. Mais étant dans le cas, je peux vous dire qu’on peut très bien cacher qu'on n’est pas bien. Je suis infirmière et j’ai été mise en arrêt maladie pendant 3 ans pour burn-out. J’ai décidé, contre l’avis du médecin, de reprendre le travail car en 3 ans, rien n’a changé dans mon esprit. En rentrant au travail, tout le monde m’a dit que j’avais l’air d’aller mieux."

Au fond de moi, c’est même pire qu’avant

"Je prends l’exemple des conditions de travail des infirmières, ce n’est pas reconnu et c’est très dur à porter. Je ne suis pas réfractaire à l'idée d'avoir de l’aide. J’ai fait toutes les démarches qu’on m’a proposé, mais rien n'a changé. J’ai envie d’aller mieux, je suis d'ailleurs retournée au travail dans cette optique, ça n'a rien fait. La dernière fois qu'on s'est rendu compte de mon mal-être, ça m'a rendu encore plus mal, car cela a amené des pressions et des jugements."

Getty Images

"Je n’ai pas réagi tout de suite"

Le dernier débat de la semaine se termine avec un témoignage anonyme "Ce n’est pas toujours possible de voir la détresse d'une personne, sauf dans certains cas. J’ai connu un cas dans ma famille, une personne qui montrait des signes de dépression sévère et régulièrement, elle disait qu’elle avait envie de mourir, qu’elle en avait marre de la vie. C’était occasionnel et je n’ai pas réagi tout de suite. J'ai ensuite eu la chance d’avoir une formation en éducation spécialisée qui m’a permis d’apprendre à détecter les comportements suicidaires. Je lui en ai parlé, mais la situation s’est détériorée et il est ensuite passé à l’acte."

Pour devenir une sentinelle ou pour toute information :

un-pass.be
Mail : reference.suicide@un-pass.be
Téléphone : 081/777.878

Nous vous invitons à poursuivre le débat sur notre page Facebook "C’est vous qui le dites" et à revoir l’émission sur Auvio. Nous vous donnons rendez-vous du lundi au vendredi de 9h à 10h30 sur VivaCité et La Une pour trois nouveaux débats.

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