Une école différente est possible

Une école différente est possible

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22 août 2016 à 14:23Temps de lecture2 min
Par jwu

Après deux mois de congé, le rythme accéléré va reprendre pour la majorité des enfants. Un rythme scolaire parfois très soutenu, accompagné de devoirs et d’évaluations. Mais il y a des établissements chez nous où la pédagogie est différente. Où les méthodes appliquées permettent aux enfants d’apprendre à leur rythme. C’est le cas à la Maison des Enfants de Buzet. Une école publique qui fonctionne selon sa propre recette : Ici les profs n’utilisent pas de stylo rouge pour corriger, les élèves n’ont pas de devoirs, ni de contrôles.

Comment ça marche ?

Le principe de cette école est de laisser un maximum d’autonomie aux élèves. Pendant la récré, par exemple, ils font ce qu’ils veulent. Les élèvent peuvent ainsi finir un exercice dans la classe s’ils le souhaitent, aller jouer dehors ou lire au coin lecture. Ils sont libres de choisir. Libres aussi dans leur travail au quotidien. Les consignes qu’ils reçoivent sont différentes de celles données généralement. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas de grandes exigences. " Nous mettons en place des organisations didactiques qui les sécurisent. Par exemple, je note 15 exercices au tableau et je leur dit d’en faire au moins 5. Ça les rassure ! Et souvent, ils les font tous les 15 " explique Jean-François Manille, professeur à la Maison des Enfants.

Pas de bulletin, pas de devoir

A la maison des enfants, cela peut surprendre mais il n’y a pas de bulletin. Ce sont les professeurs qui évaluent les capacités de leur élèves en fonction du travail en classe. Les élèves n’ont pas de devoirs non plus " On a plus de temps pour que notre cerveau se lâche un peu ", raconte l’un des élèves. " Dans les autres écoles, ils ont vraiment beaucoup de devoirs. Et le week-end, t’as même pas le temps de te relâcher que tu recommences déjà l’école. "

Un tiers des élèves qui rejoignent la Maison des Enfants le font suite à une rupture scolaire dans un autre établissement. Ils viennent en fait chercher ce qu’ils n’ont pas trouvé ailleurs. " Quand ils arrivent chez nous, ils soufflent ! Ils arrêtent de courir et se rendent comptent qu’ils peuvent se tromper " commente Jean-François Manille. Et les résultats parlent d’eux même. Les élèves qui fréquentent la Maisons des Enfants n’ont aucun mal à réussir leur études secondaires en sortant. Comme quoi, une autre manière de fonctionner est possible.

Marie Bourguignon

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