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Une dizaine d’élèves ukrainiens ont fait leur rentrée au Collège Notre-Dame de Dinant

20 avr. 2022 à 05:00Temps de lecture1 min
Par Stéphanie Vandreck - Benjamin Brone

Cette rentrée a représenté un véritable défi pour de nombreuses écoles. L’arrivée de réfugiés ukrainiens, dont beaucoup d’enfants et d’adolescents, les a obligées à revoir l’organisation des cours. Au Collège Notre-Dame de Dinant, qui compte déjà quelque 600 élèves, une dizaine de jeunes Ukrainiens ont été accueillis ce mardi. "Je suis super content d’être de retour à l’école mais j’espère pouvoir rentrer dans mon pays, témoigne Alexander. Je suis un peu inquiet parce qu’ici on parle une autre langue, mais je pense que ça va bien se passer". La plupart de ces nouveaux élèves ne parlent que le russe ou l’ukrainien, et très rarement l’anglais ou le français. Les logiciels de traduction sont donc pour l’instant les alliés des enseignants. "Je ne sais pas comment on ferait autrement !", remarque Shaun Paar, professeur de langues.

Un accueil individualisé… dans la mesure du possible

Outre la barrière de la langue, l’école doit faire face à des différences de programmes scolaires, d’horaires ou encore à un manque de personnel pour encadrer les nouveaux venus. "C’est effectivement une grosse organisation, étant donné que les élèves arrivent avec des âges, des niveaux différents. Il faut donc essayer de trouver le maximum de coordination entre ce qu’ils connaissent et ce que nous pouvons leur offrir", note Alain Koeune, le directeur de l’établissement. L’accueil de chaque élève ukrainien est en effet individualisé. "Il y a deux défis, poursuit le directeur : leur permettre de continuer à suivre une scolarité la plus normale possible dans des matières comme les sciences, les mathématiques… mais aussi d’acquérir le plus rapidement possible des notions de français". Des défis que tout le monde semble prêt à relever au sein de l’école. Elle peut compter sur la bonne volonté de ses enseignants, des professeurs de français notamment, qui assurent quelques heures supplémentaires pour s’occuper des jeunes réfugiés, qui devraient être plus nombreux dans les prochaines semaines.

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