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L'Europe demande un moratoire à Mittal sur la fermeture de ses usines

L'Europe demande un moratoire à Mittal sur la fermeture de ses usines.
12 févr. 2013 à 06:31Temps de lecture1 min
Par OPPENS Xavier Van

Ce sont les premiers pas d'une union sacrée européenne pour faire face à Lakchmi Mittal qui ont été réalisés ce mardi matin, lors de la table ronde organisée au Berlaymont, siège de la Commission européenne. Le commissaire européen en charge de l'industrie a en effet demandé à Lakchmi Mittal de geler les fermetures d'usine jusqu'au mois de juin, le temps de lancer un plan d'aide au secteur.

A la sortie de la réunion, les syndicats ont réagi : "Ce genre de réunion, c’est parfois des grandes messes, et on a très peu d’actes concrets" a déclaré Nico Cué, de la FGTB. "Ici, Monsieur Tajani pose un acte concret suivi par l’ensemble des ministres qui étaient présents". "L’Europe demande à ArcelorMittal de surseoir la fermeture de tous ses sites en Europe et d’attendre qu’il y ait un plan d’action européen qui soit mis en œuvre" a de son côté confirmé Gabriel Smal de la CSC.

Une réunion qui a donc été jugée utile par les syndicats. Ils attendent maintenant des réponses: "C’est une réunion utile pour l’ensemble de la sidérurgie. C’est un pas important de la part de la Commission. Maintenant, quelle va être la réponse?" s’interroge Nico Cué. "La réponse de Mittal, c’est tout simplement de dire qu’il ne supporte pas l’ingérence, quelle qu’elle soit, et en tout cas politique" ajoute le délégué CSC. "Il y a une ouverture, mais il est clair que nous devons continuer à forcer ArcelorMittal. Nous continuons à penser nous, syndicats, que nous sommes dans une crise conjoncturelle qui est passagère et que tous les outils doivent être maintenus".

Ce mardi matin, vers 6h30, un seul car est parti du centre acier de Flémalle pour aller à Bruxelles avec à son bord, une délégation de syndicalistes et de travailleurs. Après les affrontements avec la police de Strasbourg, mercredi dernier, les syndicats liégeois ont en effet décidé de se déplacer cette fois en petit comité afin d'éviter les tensions. "Il y a trop de nervosité au sein des travailleurs", a précisé David Camerini (président de la délégation CSC). "C'est leur intégrité physique qui prime".

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