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On n'est pas des pigeons

Une association veut une appellation protégée pour le boudin blanc de Liège

Une association veut une appellation protégée pour le boudin blanc de Liège

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12 nov. 2019 à 14:33 - mise à jour 12 nov. 2019 à 14:331 min
Par On n'est pas des pigeons

Il faut protéger le boudin blanc de Liège ! L’Association des Producteurs de Boudin Blanc de Liège veut une appellation protégée, comme pour le "jambon de Parme".

Pour y voir plus clair, nous avons contacté l’administrateur de la corporation des bouchers et membre fondateur de l’Association des Producteurs de Boudin Blanc de Liège, Damien Boca. Pour rappel, une IGP, c’est un produit pour lequel il existe un lien géographique au moins à l’un des stades de la production. Dans ce cas, c’est de la marjolaine dont il est question. Mais d’où vient cette marjolaine présente dans le vrai boudin ? Damien Boca rappelle que la marjolaine a été produite traditionnellement à Vottem, pour la production de boudin blanc de Liège. Cela a été un peu perdu, mais du côté de l’association, ils ont recontacté les maraîchers, et ils ont fait reproduire de la marjolaine sur les Coteaux de la Citadelle car à Vottem il n’y avait plus assez de place. Maintenant, il y a Vottem et d’autres communes sur les hauteurs de Liège.

" En tant qu’artisans, on veut aussi proposer un produit différent. Qualitativement, la marjolaine est un peu plus chère mais elle est tellement parfumée qu’il faut en mettre assez peu. Elle donne un goût suffisant au boudin. Elle est bien plus chère, mais on en utilise un peu moins, vu que qualitativement elle est au-dessus. Nous avons voulu la produire à Liège car nous sommes liégeois, on ne veut plus qu’on produise du boudin blanc ailleurs qu’à Liège. Pour de la marjolaine qui vient de l’étranger, on n’est pas toujours sûrs que c’est bien de la marjolaine" explique Damien Boca.

Un dossier complet

En ce qui concerne le boudin de Liège, le dossier est complet. Le dossier est parti pour l’Europe depuis peu. En ce qui concerne l’industrie, Damien Boca explique également : " Pour l’industrie, c’est tout bénéfice de s’associer avec nous. Puisqu’on ne peut le produire qu’en Province de Liège… La seule chose qu’on leur demanderait, c’est de respecter la dimension du boudin, qu’il soit bien ligaturé avec une ficelle de coton et évidemment qu’ils utilisent la marjolaine que nous produisons aux Coteaux de la Citadelle ".

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