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Un week-end festif avant la fermeture (temporaire) du Kinograph

"Drame 71" de Guillaume Lion

Les 17, 18 et 19 juin se tiendra le week-end de clôture du cinéma ixellois Kinograph. Au programme : rencontres spéciales, tables rondes, festival porno et grands classiques du cinéma. 

Cinéma pop-up, cinéma éphémère? Lancé en 2019 au SeeU, dans les anciennes casernes d'Ixelles, le Kinograph est le plus récent des cinémas bruxellois. C'est aussi le dernier en date à fermer ses portes. Après trois ans d'existence, de multiples confinements, de nombreuses projections et une multitude de rencontres, le cinéma ixellois organise ses dernières séances ce troisième week-end de juin pour célébrer sa (semi) fermeture. 

Un week-end qui s'étale sur trois journées, chacune avec sa thématique. Ce vendredi 17, c'est l'Opening Night, avec le court-métrage belge "Drame 71", qui nous conte l’histoire d’amour entre un auteur-compositeur et une vendeuse de glaces, dont le destin s’entremêle avec celui d’une future ligne de tram. Projetée en présence de l'équipe du film, cette curiosité cinématographique sera suivie par un autre œuvre singulière : la nouvelle comédie décapante de Quentin Dupieux, "Incroyable mais vrai", qui sort en salles ce mercredi. Mieux vaut ne pas trop en dire sur cette œuvre cocasse portée par Alain Chabat et Léa Drucker : ses plaisirs sont inextricables de ses surprises. 

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Les festivités continueront le samedi avec une programmation qui a pour nom "The Future is Female (Gaze)". Il y sera notamment de question de cinéma avec une table-ronde réunissant le réalisateur et scénariste Laurent Micheli, la consultante inclusivité Yamina El Atlassi, la programmatrice de Polarise Aurore Mailleux, et Maëlle Rey du Kinograph. Modéré par Djia Mambu, journaliste et critique cinéma, la discussion portera sur le rôle d’une salle de cinéma dans ce qu’elle laisse à voir à son public. Dans la foulée sera projeté “Pas sans elles”, un documentaire réalisé collectivement par des femmes féministes bruxelloises parties à la rencontre de femmes qui ont des parcours de combattantes particulièrement invisibilisées. La séance sera suivie d’une discussion avec l’équipe du film et l’une des protagonistes. Enfin, la journée se clôturera côté cinéma avec une carte-blanche du Brussels Porn Film Festival, qui proposera une sélection spéciale de courts-métrages ayant gagné un prix lors de la première édition du festival.

Le dimanche, c'est "Back to Basics" avec deux films cultes, projetés en version restaurée : "Le Kid" de Charlie Chaplin, accompagné par Hugues Maréchal, pianiste à La Cinematek, et "La Haine" de Matthieu Kassovitz. La soirée se clôturera avec le documentaire "Et j'aime la fureur" d'André Bonzel. Collectionneur de bobines de film depuis son enfance, le cinéaste, qui est connu pour être un des co-réalisateurs de "C'est arrivé près de chez vous", a décidé d'utiliser des extraits de films anonymes pour raconter l'histoire de sa famille.

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Une fermeture qui n'en est pas une

Juste avant cette dernière séance, le cinéma accueillera une autre table-ronde : "Pas de quartier pour le ciné". Y seront abordés le futur des salles de quartier à Bruxelles, la nouvelle initiative de pass illimité aux cinémas indépendants Cinéville, mais aussi l'avenir du Kinograph. Car si le cinéma ferme ses portes ce week-end, l'aventure ne devrait pas s'arrêter là.

Conçu pour être éphémère, le cinéma va finalement s'implanter dans le futur de SeeU, et subir une rénovation conséquente. En attendant sa réouverture, il se murmure que l'équipe de cette salle de quartier éclectique a des projets pour la rentrée, qui seront révélés au cours de cette table-ronde !

 

Plus d'infos : https://kinograph.brussels/programmation

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