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Un trimestre sans Uber: les taxis bruxellois respirent

Un trimestre sans Uber : les taxis bruxellois respirent
01 févr. 2016 à 10:17 - mise à jour 01 févr. 2016 à 10:17Temps de lecture2 min
Par Jérôme Durant

Le secteur des taxis bruxellois repart à la hausse depuis la suspension, voici trois mois et demi, de l’application UberPop sur décision de justice. Ce constat est fait par Sam Bouchal, invité de Vivacité Bruxelles ce lundi matin. "C’est évident, cela a été ressenti immédiatement, affirme le porte-parole du Groupement des employeurs de taxis. Même si à l’époque, Uber prétendait que son application phare ne faisait pas concurrence aux taxis, dès lors qu’ils l’ont arrêtée, le chiffre d’affaire des taxis est reparti directement à la hausse."

À en croire Sam Bouchal, en moins de deux ans de présence à Bruxelles, la société américaine qui dit faire du covoiturage rémunéré a fait beaucoup de dégâts dans le secteur des taxis. "Plusieurs sociétés étaient à trois mois du dépôt de bilan, dit celui qui est aussi patron d’une petite entreprise de taxis. Quand, sur le même segment d’activité, vous avez deux statuts différents, l’un soumis à des règles, l’autre qui fait ses propres règles, c’est un peu comme si on envoyait un poids plume menotté dans le dos par la réglementation face à un poids lourd autorisé à se doper : le combat est très inégal."

Un combat à terminer

Les taximen bruxellois ont gagné une bataille, mais certainement pas la guerre, tempère Sam Bouchal, qui rappelle que la multinationale continue d’opérer à Bruxelles sous l’appelation UberX. La différence ? Ce service-ci, moins populaire, fonctionne avec des chauffeurs professionnels qui disposent d’une licence.

Pour autant, l’application continue de susciter la colère des taximen. "La communication d’Uber est de prétendre que c’est UberPop qui a été condamné, pas UberX", analyse Sam Bouchal qui a, lui, une tout autre lecture du jugement du Tribunal du Commerce. "En réalité, c’est Uber dans son ensemble qui a été condamné pour mettre en relation des clients avec des personnes n’ayant pas les autorisations nécessaires pour faire du taxi. Uber prétend qu’UberX fait de la limousine avec des chauffeurs professionnels. Je ne conteste pas qu’ils s’adressent à des professionnels, mais je conteste qu’ils fassent de la limousine. Ils font du taxi, c’est très clair dès l’embauche des chauffeurs", affirme le porte-parole du Groupement des employeurs de taxis.

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