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Monde

Un officier tue 13 soldats dans une base au Texas avant d'être maîtrisé

06 nov. 2009 à 10:332 min
Par AFP

L'armée américaine, qui avait dans un premier temps fait état de la mort du tireur, le commandant Nidal Malik Hasan, lors de la fusillade dans la base de Fort Hood (Texas, sud), a annoncé dans la soirée que ce psychiatre militaire avait survécu.

"L'enquête est en cours, mais les premières informations indiquent qu'il y avait un seul tireur qui a été touché par balles à plusieurs reprises. Toutefois, il n'est pas mort comme cela avait été annoncé précédemment. Il est en état d'arrestation et son état est stable", a annoncé le commandant de la base, le général Bob Cone.

Le gradé a refusé d'exclure l'hypothèse d'un acte terroriste, "mais les éléments que nous avons ne s'orientent pas dans cette direction", a-t-il dit.

De précédentes informations communiquées par l'armée faisaient état de la mort d'Hasan, voire de l'existence d'un deuxième tireur qui aurait été interpellé.

Le commandant n'a pas voulu se prononcer sur le mobile de la fusillade, ni sur les antécédents du tireur, qui n'a pas encore parlé aux enquêteurs et "ne semble pas à l'article de la mort".

Le commandant Hasan a ouvert le feu vers 13H30 locales (19H30 GMT) à l'aide de deux armes de poing dans un bâtiment où de nombreux soldats suivaient des examens médicaux avant d'être envoyés en mission en Irak ou en Afghanistan.

Il s'est ensuite dirigé vers une salle où se déroulait une cérémonie de remise de diplômes, à laquelle assistaient 600 personnes.

"Plusieurs soldats ont réagi rapidement et ont fermé les portes de l'auditorium", a rapporté le général Cone, précisant qu'une civile avait été la première à tirer sur l'agresseur, mettant fin au massacre.

Le Pentagone a diffusé des images de blessés évacués sur des brancards puis installés dans des ambulances, alors que des tireurs d'élite entouraient un bâtiment.

Sur ses photos officielles, Nidal Malik Hasan montre le visage rond et souriant d'un homme d'une quarantaine d'années, au crâne dégarni.

Un cousin du tireur a assuré à la télévision qu'il se plaignait de harcèlement du fait de ses origines.

"Il avait embauché un avocat militaire pour tenter de résoudre le problème. Il était prêt à rembourser l'Etat pour pouvoir quitter l'armée mais il était arrivé au bout de ses possibilités", a déclaré le cousin, Nader Hasan. "Il venait d'apprendre qu'il allait être déployé" en Irak courant novembre.

Une association islamique américaine, le CAIR, a fermement condamné la fusillade. Un membre de l'association, Ibrahim Hooper, a exprimé la crainte que le drame ne se retourne contre les musulmans américains.

Lors d'une intervention en direct à la télévision, le président Barack Obama a évoqué un "horrible déchaînement de violence". "Mes pensées et mes prières vont aux blessés et aux familles de ceux qui sont morts", a-t-il ajouté.

Le massacre risque de déprimer un peu plus des forces armées stressées par la violence des combats, la fréquence et la longueur des missions en Irak et en Afghanistan -- douze mois de suite, entrecoupés d'une seule permission de 15 jours. Ces déploiements à répétition sont considérés comme à l'origine d'une forte progression du nombre de suicides dans l'armée américaine.



(AFP)

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