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Un nouveau cadre légal pour la gestion des déchets bruxellois

Un nouveau cadre légal pour la gestion des déchets bruxellois

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Le ministre bruxellois de la transition Climatique et de la propreté publique, Alain Maron, vient d’annoncer ce matin, dans un communiqué, la mise en place d’un nouveau cadre légal relatif à la gestion des déchets en Région bruxelloise.

Concrètement, cet arrêté gouvernemental, validé par le Gouvernement bruxellois le 23 juin dernier, remplace celui de 2016. " Brudalex 2.0 ", c’est son nom, devrait toucher l’ensemble des secteurs, publics comme privés. Avec l’objectif de diminuer la production de déchet et de réduire leurs flux en direction de l’incinérateur.

Faire en sorte que l’on jette de moins en moins les objets et que, de plus en plus, on ait la capacité de les réutiliser.

 

Alain Maron explique : " L’idée générale, évidemment, c’est de réduire la quantité de déchets qui vont vers l’incinérateur. C’est-à-dire de réduire les déchets qui ne sont pas triés ou réutilisés. Ce que l’on veut vraiment promouvoir, que ce soit dans les ménages, chez les particuliers mais aussi dans les services publics et dans les entreprises, c’est que l’on considère de plus en plus les déchets comme des ressources. On se donne les moyens de faire en sorte que l’on jette de moins en moins les objets et que, de plus en plus, on ait la capacité de les réutiliser. "

 

Proportionnellement à sa taille, Bruxelles produit en effet une quantité considérable de déchets : 330.000 tonnes par an, rien que pour les déchets professionnels. Un chiffre qui ne prend pas en compte les déchets de la construction ni ceux des ménages. Ces derniers pèseraient 210.000 tonnes par an selon les chiffres communiqués par le cabinet du Ministre Maron.

Est-ce qu’on va pouvoir s’aligner sur ce qui est demandé ?

Du coté des secteurs concernés on semble plutôt d’accord pour dire qu’un nouveau cadre de gestion était nécessaire à condition que ce cadre ne soit pas trop contraignant.

Exemple avec le secteur hospitalier dans lequel la revalorisation des déchets se révèle être un véritable casse-tête en raison des normes d’hygiènes et de l’emploi de matériaux particuliers. Résultats, le secteur est l’un des plus gros pollueurs de la capitale.

Des hôpitaux qui souhaitent améliorer la gestion de déchets et qui accueillent avec un certain enthousiasme le nouveau cadre légal. Avec quelques craintes également.

Marie Loriaux, Cheffe de projet aux cliniques de l’Europe explique : " On est très en attente d’avoir des réglementations, d’avoir un cadre pour savoir quel objet, quel déchet, quel article, va dans quelle poubelle en respectant ce qui est prévu. Et en même temps il y a une petite inquiétude. Est-ce que ça ne va pas être trop contraignant pour nous ? Est-ce qu’on va pouvoir atteindre l’objectif ? Et finalement, est-ce qu’on va pouvoir s’aligner sur ce qui est demandé ? "

Le nouveau cadre prévoit notamment un calendrier de mise en place de mesures :

 

  • 2022 : obligation de tri des déchets de soin
  • 2023 : obligation du tri des déchets généralisée et complétée des non-ménages, dont les déchets organiques ; fin des récipients alimentaires et de boisson à usage unique dans les administrations
  • 2025 : obligation de tri des déchets textiles
  • 2026 : mise en service de l’unité de biométhanisation de Bruxelles sur le site de la station d’épuration nord, près du pont de Buda à Haren. Son objectif est de traiter entre 25.000 et 30.000 tonnes de sacs orange et verts par an.
  • 2030 : objectif de diminution de 30% des déchets à destination de l’incinérateur

 

Burdalex 2.0 est donc une étape supplémentaire pour permettre à la région d’atteindre ses objectifs de réduction d’émissions de gaz à effet de serre directes et indirectes. Rappelons que Bruxelles vise une diminution de 47%, d’ici à 2030.

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