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Littérature

"Un monde merveilleux", nouveau polar de Paul Colize, d'une étonnante actualité

L'Incontournable

"Un monde merveilleux" de Paul Colize

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02 juin 2022 à 15:21Temps de lecture6 min
Par François Heureux

Auteur belge de polar multirécompensé, Paul Colize nous fait découvrir "Un monde merveilleux", titre de son nouveau roman paru chez Hervé Chopin. Un face-à-face entre deux personnes qui ne se connaissent pas et qui vont passer cinq jours ensemble.

"C’est un huis clos mobile, puisque l’action se situe principalement dans l’habitacle d’une Mercedes […]. On va partir de Bruxelles, on va traverser la France et on va aller jusqu’au fond de l’Espagne, ce que font beaucoup de vacanciers belges pendant l’été. Ici nous sommes en 1973, et c’est pas vraiment une partie de plaisir qu’ils vont découvrir", résume Paul Colize.

"Un monde merveilleux" est un roman d’une étonnante actualité puisque l’un de ses héros Daniel Sabre, maréchal des logis, est instructeur de jeunes recrues pour aller dans les tanks, qui pourraient avoir en face d’eux des chars russes. Une intrigue basée sur des souvenirs personnels, puisqu’à la même période Paul Colize effectuait son service militaire au premier régiment de Lanciers :

Il y avait une véritable parano au niveau des instances supérieures par rapport à l’Armée Rouge qui allait envahir l’Europe, c’était une question de jours.

Peu intéressé par l'univers militaire, Paul Colize dépeint ici le portrait d'un homme très fermé, image de la grande muette, qui se contente d'obéir aux ordres :

"Une des particularités de l’intrigue, c’est que lui, ce brave maréchal des logis Daniel Sabre, a reçu un ordre qui est de convoyer une personne sans lui poser de question, en faisant tout ce que cette personne demande, et […] prendre malgré tout une arme."

Un romancier sans plan

À la fin du roman, un twist qu’on ne révèle pas renverse toute la perspective de l’histoire. Une fin que Paul Colize lui-même n’avait pas prévue, puisqu’il écrit sans plan et ne sait pas la fin de l'histoire au moment de commencer ses polars :

"Je pars toujours sur une idée de départ, explique-t-il, et après ça je construis petit à petit. Donc je ne sais absolument pas où on va. (...) Stephen King dit dans son livre "Écriture" : 'Si vous, auteur, connaissez la fin, le lecteur la connaîtra aussi'. Donc je ne connais pas la fin quand je commence le roman."

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