Un ministre autrichien accuse les ONG de complicité dans les noyades de migrants

Un ministre autrichien accuse les ONG de complicité dans les noyades de migrants

© ROBERT ATANASOVSKI - AFP

24 mars 2017 à 14:27 - mise à jour 24 mars 2017 à 14:27Temps de lecture1 min
Par RTBF avec Belga

Le ministre autrichien des Affaires étrangères, Sebastian Kurz, a accusé vendredi les ONG menant des opérations de recherche et de sauvetage en Méditerranée d'être "complices" d'un nombre croissant de noyades de migrants en mer.

Certaines de ces ONG aident effectivement les passeurs en envoyant leurs navires de sauvetage très près des côtes libyennes, a affirmé le chef de la diplomatie autrichienne lors d'une visite à la mission européenne Frontex à Malte, selon des propos rapportés par l'agence de presse autrichienne APA.

Cette folie doit cesser 

"Cette folie des ONG doit cesser", a ajouté Sebastien Kurz, dont les propos rejoignent ceux du secrétaire d'Etat belge à l'Asile et à la Migration, le nationaliste flamand Theo Francken à l'adresse de l'organisation humanitaire Médecins Sans Frontières (MSF).

Dans une série d'échange de tweets au picrate mardi, Theo Francken avait invité MSF à quitter la mer Méditerranée, l'accusant de contribuer à la traite des êtres humains, d'encourager l'immigration illégale et d'y causer "indirectement plus de morts". Il a été rappelé à l'ordre par le Premier ministre Charles Michel.

Une tâche plus aisée 

Sebastien Kurz a ajouté que les migrants ne devaient plus être amenés en Italie mais envoyés dans des camps d'accueil situés en dehors des frontières de l'Union européenne.

Le directeur des opérations de l'agence européenne de contrôle des frontières, Frontex, Klaus Rösler, a pour sa part expliqué que la tâche des passeurs devenait plus aisée car les migrants sont rapidement sauvés devant les côtes libyennes.

Les trafiquants n'ont que douze miles marins à parcourir au large des côtes de la Libye pour parvenir aux eaux internationales et ils peuvent lancer un appel d'urgence. Les canots pneumatiques des passeurs deviennent ainsi de plus en plus petits.