Selon eux, le tableau a été vendu aux enchères au Stedelijk Museum d’Amsterdam sous la contrainte par Robert Lewenstein, le fils d’Emmanuel Lewenstein, et sa femme Irma Klein en octobre 1940, cinq mois après l’invasion des Pays-Bas par l’Allemagne.
"Les héritiers et la municipalité sont parvenus […] à un accord à l’amiable", a indiqué la Ville d’Amsterdam dans un communiqué, précisant que le tableau avait été remis aux héritiers lundi.
Le Comité national des restitutions – chargé de statuer sur les cas d’objets d’art spoliés pendant l’occupation allemande des Pays-Bas – avait en 2013 rejeté la première demande des héritiers.
L’affaire a été renvoyée au tribunal d’Amsterdam en 2020, qui à son tour a rejeté la demande, jugeant que le comité n’avait pas fait d’erreur lors de son enquête.
Les héritiers ont fait appel de la décision. Dans un rebondissement, un deuxième comité mis en place par le gouvernement néerlandais en 2020 a décidé que la question devait être réévaluée, menant à de nouvelles discussions entre les héritiers et la municipalité.
Les deux parties sont désormais parvenues à un accord.
"Une partie de l’accord avec les héritiers est qu’il n’y a plus de litige dans cette affaire", a déclaré à l’AFP Marit van Kooij, porte-parole de Touria Meliani, adjointe au maire d’Amsterdam.
"En tant que ville, nous portons une grande responsabilité dans la gestion des souffrances et des injustices indescriptibles infligées à la population juive pendant la Seconde Guerre mondiale", a déclaré Mme Meliani dans un communiqué.