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Un huissier pour déterminer si la prison de Mons respecte les conditions de détention

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Rats, punaises, surpopulation, les problèmes de la prison de Mons sont connus depuis longtemps. Mais cette fois, les choses pourraient bien évoluer pour les détenus de la prison. L’avocat d’un détenu a lancé une procédure pour dénoncer les conditions de détention de son client.

Selon maître Fabrice Vinclaire, les conditions de détention ne rencontrent plus les minima prévus par la Convention européenne des droits de l’homme et la Cour européenne des droits de l’Homme. Il a donc demandé à un huissier de faire constater cette situation. Le président du tribunal de première instance de Mons a rendu une ordonnance autorisant la venue de cet huissier qui devrait arriver à la prison ce mardi ou mercredi.


 

Si l’huissier constate ces conditions de détention dégradante, maître Vinclaire pourra demander la remise en liberté de son client auprès de la cour d’appel. Un cas de figure qui pourrait inspirer les avocats d’autres détenus de la prison montoise.

Les problèmes de la prison de Mons sont connus : Vetusté, insalubrité, surpopulation. Une situation très souvent pointée du doigt par le personnel de la prison et par la Ville. La prison de Mons, construite en 1870, n’a jamais connu de rénovation en profondeur.

Un projet de nouvelle prison à Mons existe. L’an dernier, le secrétaire d’État en charge de la régie des bâtiments Mathieu Michel, annonçait même un budget de 80 millions d’euros pour une nouvelle prison montoise. Mais depuis lors, il n’y a plus eu d’avancée concrète dans ce dossier.
 

 

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