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Regions Bruxelles

Un hommage aux 464 Bruxellois reconnus comme "Justes parmi les Nations"

Les justes bruxellois ont été honorés ce mardi au Parlement bruxellois.
25 janv. 2022 à 15:46 - mise à jour 25 janv. 2022 à 15:562 min
Par Belga

A l’avant-veille de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste, le parlement bruxellois a rendu hommage, mardi, aux 464 Bruxellois reconnus à ce jour comme "Justes parmi les Nations".

Leurs noms, énoncés par des élèves de l’Athénée Joseph Bracops d’Anderlecht et de l’Atheneum Brussel, ont résonné mardi en début d’après-midi, dans la Salle des Glaces de l’ex-palais provincial du Brabant unifié. Une plaque à leurs noms, dévoilée au cours de la cérémonie, sera installée dans le hall d’honneur du parlement régional.

Le Mémorial Yad Vashem reconnaît aujourd’hui à 1771 Belges le titre de « Justes parmi les Nations ». Ce titre honore des personnes qui, n’étant pas de confession juive, ont aidé des Juifs, au risque de leur propre vie et sans contrepartie. Parmi ceux-ci, 464 habitaient Bruxelles pendant la guerre.

En raison de la situation sanitaire, la cérémonie organisée par l’assemblée bruxelloise à l’initiative de son président, Rachid Madrane, n’a pu se tenir qu’en présence d’un public limité. Elle était également diffusée en ligne.

Le combat pour la tolérance, contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations est toujours à recommencer, et chacun peut poser des gestes qui font la différence.

Adolphe Nysenholc, Président de l’asbl L’Enfant Caché, Regina Sluszny, Présidente du Forum der Joodse Organisaties et vice-présidente de L’Enfant Caché, et Catherine Herscovici, fille d’Andrée Geulen, Juste parmi les Nations, ont pris la parole pour partager leur témoignage.

Une classe de l’Athénée Joseph Bracops et une autre de l’Atheneum Brussel ont été étroitement impliquées dans le projet. Les élèves ont travaillé sur le thème des Justes avec leurs professeurs et ont été invités à enregistrer les noms des Justes bruxellois.

"Rappeler et transmettre l’histoire des Justes bruxellois est une façon de perpétuer leur mémoire et celle de leur geste. Leur courage est encore trop peu souvent salué", a déclaré Rachid Madrane. "C’est aussi une façon de porter, notamment auprès des jeunes générations, un message important sur la possibilité de s’élever contre les injustices. Le combat pour la tolérance, contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations est toujours à recommencer, et chacun peut poser des gestes qui font la différence", a-t-il ajouté.

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