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Un faux tweet d'Associated Press cause la panique à Wall Street

Un cordon de police devant la Maison blanche, à Washington, le 17 avril 2013
23 avr. 2013 à 20:17 - mise à jour 24 avr. 2013 à 06:09Temps de lecture2 min
Par AFP

Envoyé peu après 13H00 (19H00 heure belge) via le compte principal de la grande agence de presse américaine (@AP), ce message a provoqué l'incrédulité dans les quartiers de la presse au sein de la Maison Blanche, situés à quelques dizaines de mètres du Bureau ovale où travaille le président Barack Obama.

Aucune explosion n'avait en effet été entendue depuis l'intérieur de la résidence exécutive, et le caractère fictif de ce tweet paraissait évident.

Mais à Wall Street, le message, "retweeté" des centaines de fois en l'espace de quelques secondes, a fait brutalement plonger le Dow Jones de plus de 130 points, soit près d'un pour cent. Le démenti quelques minutes plus tard a fait remonter l'indice à son niveau précédent.

La chef du bureau d'AP à la Maison Blanche, Julie Pace, est en effet intervenue dès le début du point de presse du porte-parole du président Obama, Jay Carney, à 13H15.

"Tout ce qui a été envoyé sur quelque incident que ce soit est faux", a-t-elle expliqué, tandis que son employeur indiquait dans un communiqué que "le compte Twitter de @AP a été piraté. Le tweet sur un attentat à la Maison Blanche est faux". Ce compte possède plus de 1,9 millions d'abonnés.

Revendication syrienne

De son côté, M. Carney a fini de calmer les esprits: "Le président va bien. J'étais avec lui à l'instant". M. Obama est d'ailleurs apparu en public quelques minutes plus tard, dans la Roseraie de la Maison Blanche, où il honorait les enseignants de l'année. Il n'a fait aucune allusion à cet incident dans ses déclarations.

AP a ensuite indiqué que cette attaque avait eu lieu après des tentatives de "phishing" sur son réseau informatique. L'agence a précisé par la voix de son porte-parole Paul Colford qu'elle "travaill(ait) avec Twitter pour enquêter sur cette affaire".

De même source, @AP et les autres comptes de l'agence sur le populaire site internet ont été suspendus, mais le fil de l'agence tel que le reçoivent ses clients n'a pas été affecté.

Le piratage a été revendiqué sur Twitter par la Syrian Electronic Army ("Armée électronique syrienne", SEA), qui a déjà piraté plusieurs comptes de médias internationaux, dont un de l'Agence France-Presse (AFP) en février dernier.

En février dernier, le compte Twitter de photos de l'Agence France-Presse (AFP), @AFPphoto, avait été lui aussi piraté.

La SEA, qui affirme soutenir le régime syrien de Bachar al-Assad, avait publié plusieurs photos et documents sur le compte, avant que ce dernier ne soit suspendu.

Ces militants avaient également revendiqué le piratage des comptes de Sky News Arabia and Al-Jazeera Mobile.

AFP

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