Regions Hainaut

Un camp à la ferme pour adultes : pour se reconnecter à la nature, repenser son alimentation et créer des liens

L’escampette se veut être une expérience collective de sobriété heureuse.

Ils sont une vingtaine, ils ont entre 25 et 55 ans et ils ont décidé de prendre la poudre d’escampette, cet été. L’esCAMPette, c’est le nom de ce camp organisé pour la deuxième année à la ferme du Planois, à Hennuyères (Braine-le-Comte). Entre le chant du coq et le coucher des poules, l’idée n’est pas de rentrer complètement dans les bottes du fermier – les stagiaires ne participent pas d’office à la traite des chèvres et des brebis –, mais de se rapprocher du monde agricole pour découvrir de nouvelles techniques et vivre une expérience collective.

"Je suis venu ici pour expérimenter comment on peut habiter ensemble, même pour une semaine, avec des gens qu’on ne connaît pas et comment on peut faire des activités sociales et pédagogiques à la ferme", explique Matteo, tout en cuisant des aubergines. "L’atelier cuisine m’intéresse. À la fromagerie, on va essayer de faire du halloumi… En fait, j’aime tout ce qui est lié à la nourriture. C’est mon côté italien…"

Pour Matteo, la cuisine, c’est sacré.
Donnez-leur une palette, elles vous rendront un meuble.
Les deux stagiaires et la fromagère.

Des palettes pour meubler le camp

Un peu plus loin, Sophie et ses quatre stagiaires vont construire un banc en deux heures à partir de vieilles palettes. "On commence par les démonter et puis la construction peut commencer. L’idée est d’améliorer le confort du camp, en plus des pièces fabriquées l’an dernier et que l’on a gardées : une douche, des toilettes, des bancs, des canapés, une bibliothèque…"

Un camp à la ferme pour adultes (notre reportage audio)

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Cette ferme pédagogique organisait déjà des stages pour enfants. Cette version pour adultes fait partie de la diversification des activités, explique Charlotte Lemercier. "Je suis fille de ferme et avec mon frère et ma sœur, on envisage une reprise collective de la ferme." Une ferme qui devient un lieu d’accueil et de réflexion et plus simplement un site de production : "On a envie que les gens recréent du lien avec le monde agricole, avec les aliments de leur assiette, avec les autres, les animaux, le vivant… Des liens utiles pour affronter ensemble les enjeux de ces prochaines années."

L’amour est-il dans le pré ?

En voyant ces hommes et ces femmes partager une aventure bucolique, on s’interroge sur la possibilité de trouver l’âme sœur dans ce camping fermier ? Ça fait rire Charlotte : "Non, ce n’est pas l’Amour est dans le pré. Après, on est des adultes, mixtes, et donc il y a sûrement des liens qui se créent. Certains liens se sont créés l’année dernière. Peut-être que des liens vont se créer cette année. Mais ça, c’est un mystère…"

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