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Un artisan namurois veut mettre du goût et de l’éthique dans ses biscuits

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Les biscuits et confiseries Clarembeau ont moins de 5 ans. Couvée par le bureau économique de province de Namur, elle cherche à être de plus en plus locale, à se débarrasser du plastique et à utiliser uniquement de vrais produits.

Anne-Sophie découpe avec un couteau de chef une énorme meule de Conté. Première pierre à l’édifice d’un futur biscuit au fromage AOP et au vin jaune, AOP lui aussi : "On prend la pâte, on la place dans la machine et les biscuits sortent avec les syllabes "CLA", "REM", "BEAU", vous pouvez même jouer à reconstituer notre nom", s’amuse-t-elle.

Une machine récente, et rare concession automatisée, dans cette production pour faciliter un peu le travail. Pour le reste, nous sommes loin d’une énorme chaîne qui ferait tout de A à Z, ici, c’est de l’artisanal : "Il n’y a que des vrais produits, explique, Frédéric, le cogérant et créateur de l’entreprise éponyme. En fait on voulait on avait une frustration de ne voir que des produits avec des extraits de goût, à partir d’ingrédients artificiels. Il y avait un manque et on s’est dit "fais-le" ! Et même si c’est très compliqué d’amener de l’artisanat dans l’agroalimentaire avec toutes les normes sanitaires, nous, c’est un peu notre bataille". Résultat, des produits avec une appellation d’origine contrôlée : fromages français, du Herve bien belge, du beurre d’Ardenne, de la farine du coin et surtout "pas d’extraits de ceci ou de cela et quand ce n’est pas possible d’avoir du local, comme pour le chocolat, nous travaillons avec des gens qui ont la même philosophie".

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Fin de l’océan de plastique

Et désormais, l’entreprise de 3 à 4 personnes, en fonction de la période de l’année, atteint un certain rythme de croisière depuis sa création il y a un peu plus de 5 ans. Prochaine étape : naviguer dans un monde où les quelque 15.000 sachets mensuels de pâte de fruits, pop-corn et biscuits ne concentrent plus une seule trace de plastique dans l’emballage : "Ça n’a plus de sens d’utiliser du plastique à usage unique. Or le plastique biodégradable, ça ne fonctionne pas, le verre c’est très difficile de s’en procurer et les prix décollent mais notre objectif reste de nous en débarrassera dans les 6 mois, un an".

Gourmand dans l’âme, Frédéric a tout simplement décidé de créer ce qu’il aimerait retrouver sur le marché et avec 150 points de vente, malgré la crise énergétique, ses clients, toujours plus nombreux, ont décidé de ne pas se serrer la ceinture gastronomique.

Du plastique intégral (arrière plan) à une disparition annoncée (premier plan), l’entreprise veut faire fi du plastique dans les 6 mois à 1 an.
Du plastique intégral (arrière plan) à une disparition annoncée (premier plan), l’entreprise veut faire fi du plastique dans les 6 mois à 1 an. © apt

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