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Inondations 2021

Un an après les inondations, la reprise des activités des entreprises reste difficile

En haut, Hermann Bernrath et Bruno Gehlen de Kabelwerk Eupen.
En bas, le garagiste Bruno Van Hoye et son fils Basile.

Economiquement parlant, les inondations de juillet 2021 ont fait de gros dégâts.

En Wallonie, on parle de 762 dossiers concernant des entreprises touchées, pour un dédommagement total estimé à 332 millions d’euros.

Certaines entreprises ont pu redémarrer leurs activités, d’autres pas… Cela dépend de leur secteur d’activité mais aussi de leur taille.

Selon nos informations et les données récoltées sur le terrain, le bilan est très mitigé pour les petits commerces et les entreprises de petite envergure.

A l’inverse, les usines de plus grosse taille, comme Galler, Corman ou encore Xpack, ont repris assez rapidement.

Un an après les inondations, nous sommes allés à la rencontre des entreprises plus modestes et de leur personnel, pour tirer un bilan et constater comment elles arrivent à s’en sortir.

On n’oubliera jamais

Bruno Van Hoye est garagiste à Vaux-sous-Chèvremont. Il vit dans la région depuis 35 ans. Il se souvient, comme si c’était hier, du chaos qui a frappé tous les habitants le 14 juillet dernier.

"On a tout vécu mon fils et moi. Les voitures qui passaient, l’eau… Le bruit, le bruit infernal, moi j’ai toujours ça dans les oreilles. On n’oubliera jamais, jamais."

14 juillet 2021. Bruno assistait impuissant à la force des éléments qui se déchaînaient.
14 juillet 2021. Bruno assistait impuissant à la force des éléments qui se déchaînaient. © RTBF
Aujourd’hui, Bruno et son fils retournent sur les lieux d’où ils ont observé la catastrophe.
Aujourd’hui, Bruno et son fils retournent sur les lieux d’où ils ont observé la catastrophe. © RTBF

S’il n’oublie pas, Bruno Van Hoye vit avec le souvenir de l’été dernier. Ce qui ne l’empêche pas de chouchouter ses clients, qui le lui rendent bien. C’est cette confiance, ce soutien, qui ont aussi permis de relancer Bruno et son garage.

"Je suis très content, parce qu’ils sont fidèles.", explique Bruno non sans émotion. "Puis j’ai des nouveaux clients qui reviennent aussi par sympathie, qui savent qu’on a été vraiment impacté. Je les en remercie d’ailleurs. Maintenant, c’est toute la vallée qu’il faut faire revivre !"

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Pour Bruno, le travail ne manque pas. Les entretiens s’enchaînent. Et s’il peut travailler aujourd’hui dans son showroom flambant neuf, c’est avant tout grâce au soutien de sa famille, et notamment de son fils Basile qui l’a épaulé dès le début : "C’est très important, d’abord pour le moral, pour le soutenir, et puis parce qu’on vit de ceci. Donc il fallait qu’on reprenne le plus rapidement possible."

Cependant la situation est loin d’être idéale, le garage attend toujours d’être indemnisé par les assurances, pour des dégâts évalués à plus de 600.000 euros.

Se relancer malgré les risques

En parlant de dégâts, ceux-ci sont encore bien visibles à la câblerie d’Eupen. L’usine a redémarré, elle tourne à 80% de sa capacité d’origine. Et il y a toujours de nombreuses réparations en cours. Ici, les dommages matériels sont évalués à 100 millions d’euros et ce sont les 800 employés qui ont tout nettoyé. Cette solidarité a soudé les équipes. Bruno Gehlen, ouvrier à Kabelwerk Eupen depuis 27 ans, témoigne : "Oui, vraiment. Quand j’ai vu les collègues les plus âgés, ils ont commencé à pleurer, puis ils ont nettoyé de toutes leurs forces."

Cette volonté sans faille a permis à l’entreprise de repartir, de se relancer au même endroit, malgré les risques. Hermann Bernrath, le secrétaire général de la câblerie, estime que l’endroit est sécurisé à présent pour les 10, voire les 15 prochaines années.

L’activité a repris à 80% à la câblerie d’Eupen.
L’activité a repris à 80% à la câblerie d’Eupen. © RTBF

Qu’elles comptent moins de 10 employés, ou plus de 800, qu’elles soient familiales ou internationales, les entreprises de la vallée qui redémarrent ont une même volonté : ranimer les bords de Vesdre et rendre vie à toute une région.

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