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Belgique

Un an après: l'Open VLD ne regrette rien

Un an après: l'Open VLD ne regrette rien
22 avr. 2011 à 11:152 min
Par Julien Vlassenbroeck

"Non, je ne regrette rien. Nous en avions assez de l’immobilisme. BHV fut la goutte qui a fait déborder le vase". Malgré les conséquences politiques désastreuses pour son parti et malgré une crise d’un an, Alexander De Croo campe sur ses positions dans l’interview qu’il a accordée à l’Echo.

"Il y avait cinq dossiers que le gouvernement Leterme devait boucler. BHV – et nous avions un accord pour terminer cela avant Pâques-, le marché du travail, les pensions, la Justice et le budget. Seul ce dernier avait avancé", explique le président de l’Open VLD. "Pour le reste, c’était le néant total, pas le moindre résultat. Nous en avons donc tiré la conclusion: pas question de rester encore un an dans un gouvernement qui ne fait rien", développe-t-il.

Il reconnaît pourtant ne pas avoir anticipé les conséquences de sa décision. "Bien entendu, je n’avais pas imaginé que dix mois après les élections, nous serions toujours aussi peu avancés dans les négociations", avoue-t-il.

"Alea jacta est" : un an après son tweet, "Q" ne regrette rien non plus

Il y a un an exactement, vers 11h30 un message du ministre de l’Economie sur le réseau social Twitter annonçait le début de la crise politique. "Alea jacta est", indiquait ce tweet sibyllin mais dont tout le monde avait compris la portée.

A l’instar de son président de parti, Vincent Van Quickenborne, alias "Q", ne regrette rien, malgré la crise qui s'enlise.

"Nous referions exactement la même chose", annonçait-il sans hésiter ce matin sur La Première.

C’était, selon lui, la seule attitude possible face au constat de l’échec de la capacité du gouvernement à réaliser de "grandes réformes".

Dorénavant, "il faut sortir de ce blocage et au lieu de chercher un fautif, il chercher des solutions", exhorte-t-il.

Pour lui, l’initiative devrait désormais passer à Bart De Wever, "le président du plus grand parti du pays"."C’est à lui de se mouiller et de montrer s’il veut et peut faire un compromis", estime le libéral flamand.

Pour lui, pas question d’élections car le risque économique pour le pays est trop grand en termes économiques.

Les agences de notation, Standard&Poors en tête, menacent de dégrader la note de la Belgique si un gouvernement n’est pas rapidement formé, rappelle en effet le ministre démissionnaire.

Julien Vlassenbroek avec L'Echo

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