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Ukraine : la confiance, le mot-clé de la sortie de crise

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25 mars 2022 à 07:30Temps de lecture4 min
Par Amid Faljaoui

La Chronique Economique, en semaine à 8h30 et 17h30 sur Classic 21

Je vais vous parler d’une femme extraordinaire, sans doute la plus puissante d’Europe. Ana Botin est la patronne de la banque espagnole Santander et préside également la fédération bancaire européenne.

Ana Botin vient d’accorder une interview à 4 quotidiens européens. Ce qui m’a frappé dans ces entretiens, c’est quand elle dit que son message à ses collaborateurs est, d’après elle, le même que celui qu’il faudrait délivrer à l’ensemble de la société. Que dit Ana Botin à propos de la guerre en Ukraine ? Qu’il faut d’abord s’occuper de l’urgence humanitaire, des réfugiés, de l’aide aux Ukrainiens, mais en même temps, que nous devons continuer notre vie quotidienne. Les entreprises doivent poursuivre leurs programmes d’investissement et se rendre plus compétitives. Quant aux ménages, ils doivent continuer à vivre, à consommer et à voyager.

En fait, ce qu’Ana Botin dit est très simple à comprendre : aujourd’hui les particuliers ont peur de l’avenir. Ils regardent leur facture énergétique flamber, ils voient le prix à la pompe exploser… Ce n’est guère mieux pour les entreprises : l’inflation leur coûte cher et réduit leur marge. Tout augmente : les salaires, l’énergie, les métaux, sans compter les temps de livraison de nombreux produits. Bref, selon Ana Botin, la peur est mauvaise conseillère et si tout le monde se met en mode ''j’attends de voir'' avant de voyager, d’investir ou de consommer, alors l’économie va plonger.

Ce que rappelle ainsi cette banquière, c’est que l’économie, c’est d’abord de la confiance. C’est le mot-clé, il faut tout faire pour continuer à vivre et à investir et à consommer. Le dire et le faire ne veut pas dire qu’on est insensible au drame humain en Ukraine. Car si l’économie européenne s’effondre, ça va encore moins les aider…

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