Quatre partis de la majorité au parlement bruxellois (Groen, DéFI, Open Vld et one.brussels-Vooruit) ont en effet déposé une proposition d’ordonnance qui doit offrir une solution temporaire aux chauffeurs Uber dans l’attente de l’approbation du plan taxi du gouvernement régional. Le PS, lui, refuse de soutenir un texte "dicté par Uber".
L’entreprise américaine avait décidé vendredi de fermer sa plateforme qui serait utilisée par quelque 2000 chauffeurs à Bruxelles, conséquence qu’elle tirait d’un arrêt de la cour d’appel rendu quelques jours auparavant.
Depuis, le gouvernement bruxellois a approuvé le plan taxi du ministre-président Rudi Vervoort (PS), mais ce texte doit encore passer plusieurs étapes, notamment devant le Conseil d’État, ce qui ne devrait pas permettre son entrée en vigueur avant l’été 2022, font valoir certains.
C’est pour répondre aux difficultés dans lesquelles sont plongés les chauffeurs et leurs familles que plusieurs partis de la majorité ont déposé cette proposition d’ordonnance qui modifie ou suspend certaines dispositions de la loi sur les taxis de 1995, afin que les chauffeurs Uber puissent encore travailler, dans l’attente de la nouvelle législation, a indiqué le chef de groupe Groen Arnaud Verstraete.