Jam

TV Priest : les petits frères d'Idles en visite en Belgique

©

19 nov. 2022 à 11:41Temps de lecture2 min
Par Aline Glaudot
EVA PENTEL

Les oreilles aguerries que vous êtes s’en souviennent peut-être, en juin dernier dans Disorder, on vous parlait de la sortie du second album, "My Other People", de ce quatuor londonien sur le légendaire label Subpop. Un album attendu avec assez d’impatience tant le premier opus, "Uppers", sorti en 2021, se révélait être assez extrêmement efficace.

À l’occasion de leur venue au Botanique ce dimanche 20 novembre on vous dresse le portrait succin de ces enfants terribles du post-punk anglais.

Loading...

Formé à Londres en 2019 par Charlie Drinkwater (chant), Alex Sprogis (guitariste), Nic Bueth (bassiste) et Ed Kellan (batteur), TV Priest coche un peu toutes les cases des agitateurs post-punk de base : un nom de scène qui résonne comme un gros pied de nez à l’industrie médiatique, à la pop culture et tout ce qu’elle représente, une signature sonore tonitruante, des textes incisifs, sarcastiques, un humour anglais bien senti et un leader charismatique dont le nom résonne presque comme une blague, Charlie Drinkwater

Amis depuis l’enfance, avec TV Priest nos gaillards n’en sont pas à leur premier coup d’essai et gravitent autour de la scène post-punk depuis un bout de temps : Charlie, également derrière la formation indé Torches fondée en 2010, est par ailleurs (fun fact) directeur artistique de métier et à l’origine de pochettes de disques pour Sports Team et Fontaines D.C.

S’ils arrivent à se frayer une place dans cette jungle post-punk anglaise foisonnante, TV Priest se voit cependant bien souvent comparé à Idles. On pourrait d’ailleurs tout aussi bien attester la paternité de "Uppers" à la bande de Bristol pour l’appétence et l’énergie similaires qu’ont Joe Talbot et Charlie Drinkwater à dénoncer de façon cinglante et caustique les travers de la société Britannique.

Loading...

"My Other People", sorti à l’été dernier, convoque un climat plus sombre et introspectif que son précédent. Plus mesuré aussi, Charlie chante autre chose que la colère et se surprend à parler d’amour, de joie, de la perte et du deuil. Un disque sur la désintégration, la destruction personnelle… et la reconstruction. Un chemin vers une forme de résilience et d’accalmie. A l’instar de cette année 2022 ? A vous d’en juger. On se voit dimanche ?

Sur le même sujet

"Et si l’amour c’était aimer ?" : le groupe français Totorro signe la bande originale… d’une BD !

Jam

Fifty Session curated by Jam : gagnez vos places pour la soirée du 7 décembre

Jam

Articles recommandés pour vous