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Turquie : deux programmes d'aide humanitaire aux réfugiés validés par la Commission européenne

Turquie : deux programmes d’aide humanitaire aux réfugiés validés par la Commission européenne
23 déc. 2020 à 14:04Temps de lecture2 min
Par Belga

Malgré les tensions politiques avec Ankara, la Commission européenne a prolongé deux programmes phares dans le domaine humanitaire en Turquie jusqu’au début de l’année 2022, a-t-elle annoncé mercredi.

"Ces programmes aident plus d’1,8 million de réfugiés à subvenir à leurs besoins fondamentaux et aideront plus de 700.000 enfants à poursuivre leur scolarité", a exposé le commissaire chargé de la gestion des crises, Janez Lenarcic, dans un communiqué.

Le filet de sécurité sociale d’urgence (ESSN), plus grand programme humanitaire jamais financé par l’UE, se voit ainsi prolongé. Il est mis en œuvre par la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC) en partenariat avec le Croissant-Rouge turc.

L’autre prolongation concerne le CCTE, plus grand programme d’éducation humanitaire financé par l’UE, qui apporte une aide aux familles dont les enfants fréquentent régulièrement l’école. Il est mis en œuvre par l’Unicef en partenariat avec le Croissant-Rouge turc.


►►► À lire aussi : Asile et migration : un nouveau camp à Lesbos en septembre 2021, l’UE et la Grèce se sont mis d’accord


Ces programmes ont été lancés en 2016 et 2017 et mis en œuvre avec le gouvernement turc. Ils font partie du pacte signé entre Ankara et Bruxelles à la suite de la crise migratoire de 2015. Avec cet accord, la Turquie a accepté le renvoi vers son territoire de tous les nouveaux migrants arrivant aux îles grecques, y compris les demandeurs d’asile comme les Syriens fuyant la guerre. En contrepartie, le versement d’une aide de six milliards d’euros avait été promis à la Turquie pour améliorer les conditions de vie des quelque 3,6 millions de réfugiés qu’elle accueille. Cette aide a été allouée dans sa totalité, avait indiqué l’UE à la mi-décembre, alors que le président turc Recep Tayyip Erdogan avait accusé par le passé l’Union de ne pas tenir ses engagements.

Les relations entre l’UE et la Turquie se sont dégradées ces derniers mois en raison des prospections d’hydrocarbures opérées par Ankara dans des eaux de la Méditerranée orientale disputées avec la Grèce et Chypre, mais aussi de l’attitude du gouvernement turc dans les dossiers syrien, libyen ou au Haut-Karabagh.

Les dirigeants de l’Union européenne réunis en sommet à Bruxelles avaient décidé à la mi-décembre de sanctionner les actions "illégales et agressives" de la Turquie en Méditerranée contre la Grèce et Chypre. Quelques jours plus tard, le 18 décembre dernier, le président Erdogan a assuré à la chancelière allemande Angela Merkel vouloir ouvrir une "nouvelle page" avec l’Union européenne.

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