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Tunisie : la Constitution controversée de Kais Saied adoptée à 96,4% des voix (résultats définitifs)

Un panneau représentant le Tunisien Kais Saied est accroché sur le côté d’un bâtiment dans la ville de Kairouan, dans le centre-est du pays, le 26 juillet 2022.

© AFP

16 août 2022 à 19:22Temps de lecture1 min
Par Belga, mis en ligne par Kevin D.

La Constitution controversée proposée par le président tunisien Kais Saïed, auteur d’un coup de force il y a un an, a été adoptée à une majorité de 94,6%, a confirmé mardi les autorités.

Faible taux de participation

La nouvelle loi fondamentale, qui renforcera nettement les prérogatives du chef de l’Etat, a été approuvée par un peu plus de 2,6 millions de personnes, a annoncé le président de l’Isie. Le taux de participation a été considéré comme très faible à 30,5%.

Extrait de notre JT du 26 juillet :

Recours rejetés

L’opposition qui dénonce depuis un an le coup de force du 25 juillet 2021 de Kais Saied par lequel il s’est arrogé tous les pouvoirs, et les défenseurs des droits humains ont mis en garde contre un danger de retour de la dictature avec la nouvelle Constitution.

"La Constitution entre en vigueur à partir de l’annonce des résultats définitifs, de sa promulgation par le président et sa publication au journal officiel", a dit Farouk Bouasker.

Le rejet par le tribunal administratif de tous les recours contre le processus référendaire a "confirmé l’intégrité et la transparence de l’Isie", a ajouté Farouk Bouasker, estimant que son institution a "subi une vague sans précédent d’accusations de certains partis politiques et d’organisations de la société civile".

Régime hyper-présidentiel

La nouvelle Constitution instaure un régime hyper-présidentiel en rupture avec celle en vigueur depuis 2014 qui limitait volontairement le rôle du chef de l’Etat pour éviter des régimes comme la dictature de Zine El Abidine Ben Ali et la dérive autocratique du héros de l’indépendance Habib Bourguiba.

Le nouveau texte ne prévoit pas de procédure de destitution du président, qui nomme le chef de gouvernement et les ministres et peut les révoquer à sa guise. Une deuxième chambre est créée au sein du Parlement pour représenter les régions et contrebalancer l’Assemblée du peuple.

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