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Crise grecque

Tsipras devant 25 000 manifestants: "On donne une chance à l'Europe d'un retour à la démocratie"

Tsipras devant 25 000 manifestants: "On donne une chance à l'Europe d'un retour à la démocratie"
03 juil. 2015 à 17:27 - mise à jour 03 juil. 2015 à 20:002 min
Par RTBF avec agences

Quelque 25 000 personnes manifestaient vendredi soir à Athènes pour le non au référendum de dimanche contre 20 000 pour le oui à 17h00 GMT, une heure après le début de ces deux rassemblements distincts dans le centre de la capitale, a-t-on appris de source policière.

Les pro-non ont été rejoints en début de soirée par le Premier ministre Alexis Tsipras qui a traversé la foule de ses partisans, après avoir quitté à pied son bureau.

Sur la place Syntagma en bas du Parlement, les manifestants pour le non aux mesures de rigueur proposées par les créanciers, UE et FMI, brandissaient des panneaux proclamant: "Pas un pas en arrière", "Non au chantage", "Non à tous les memorandums", "Non jusqu'à la fin".

Personne n'a le droit de menacer de diviser l'Europe

S'adressant à eux, Tsipras a de nouveau appelé à voter non au référendum de dimanche pour "vivre avec dignité en Europe".

"Nous fêtons la victoire de la démocratie, la Grèce envoie en message de dignité, personne n'a le droit de menacer de diviser l'Europe", a-t-il lancé à la tribune.

"On donne une chance à l'Europe de retourner à la démocratie, on envoie un message d'espoir aux peuples de l'Europe", a dit le Premier ministre en appelant les électeurs "à surmonter la peur et le chantage".

"Construire une Grèce meilleure"

Il a accusé "les technocrates de l'austérité de vouloir s'emparer de l'Europe de la Grèce". "Mais le peuple grec a prouvé qu'il sait bien retourner les ultimatum et dire non en écartant les sirènes de la terreur, et tourner le dos à l'intimidation", a-t-il ajouté.

Enfin, Tsipras a également appelé les électeurs "à dire non à la division, indépendamment de tout résultat, pour construire une Grèce meilleure".

A moins d'un kilomètre de là, devant le stade de marbre, un site touristique réputé de la capitale où ont eu lieu les premiers Jeux Olympiques modernes en 1896, les partisans du oui scandaient des slogans en faveur de l'Europe dans une mer de drapeaux grecs et de pancartes frappées du mot "oui".

Des orateurs de la gauche espagnole et allemande se trouvaient sur une tribune sur la place Syntagma.

Au tout début de la manifestation, un petit groupe de jeunes cagoulés a jeté des pierres à 200 mètres de la manifestation près de la place du parlement et la police, qui a répondu par des grenades assourdissantes, a arrêté une personne, a-t-on appris auprès d'une source policière.

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