Régions Brabant wallon

Trouver un lieu de camp de jeunesse pour l’été 2023 ? "Il faudra changer certaines habitudes"

Les plaines où installer son camp seront très convoitées l’été prochain

© RTBF

Traditionnellement, c’est à la fin des vacances d’été que les mouvements de jeunesse se mettent à la recherche d’un lieu de camp pour l’été suivant. Mais l’an prochain, la réforme des rythmes scolaires raccourcira les vacances de deux semaines en Fédération Wallonie-Bruxelles. Il y aura donc forcément moins de plaines et de locaux disponibles en même temps pour accueillir les quelque 120.000 jeunes qui fréquentent les différents mouvements de jeunesse, d’autant que leur fréquentation a nettement augmenté. Au printemps dernier, les cinq fédérations tiraient la sonnette d’alarme, annonçant un risque de pénurie de 400 à 600 endroits de camps.

Un appel entendu… mais pas encore suffisamment

L’appel a fait réagir certains propriétaires de terrains et de locaux susceptibles d’accueillir scouts ou patros. "On a reçu pas mal de coups de téléphone et de mail pour avoir des visites d’information", confirme Amélie Collard, secrétaire générale de l’asbl Atouts Camps, qui labellise et répertorie les lieux de camps. Tous ces contacts n’ont pas forcément eu de suite, "mais le nombre de lieux manquants se réduit toujours un peu plus vu qu’on y travaille au quotidien", rassure encore la responsable d’Atouts Camps, qui n’est pas encore en mesure, cela dit, de citer des chiffres. La prospection continue, notamment dans des zones qui ne sont pas habituellement prisées pour les camps scouts, comme le Hainaut ou le Brabant wallon. Des communes, des clubs sportifs, des agriculteurs et propriétaires privés sont contactés.

Elargir ses horizons

Toutes ces démarches menées par Atouts Camps prennent évidemment du temps. Les fédérations, comme celles des Scouts Baden Powell, recommandent donc à leurs unités de ne plus traîner. "Il n’y a rien d’alarmant à l’heure actuelle, mais on leur rappelle que, plus on s’y prend tôt, plus il y a d’offre disponible", précise Lionel Claude, l’un des porte-parole de la fédération. Il leur est également conseillé d’élargir leur champ de recherche, de ne plus se limiter aux traditionnelles provinces de Luxembourg, Liège et Namur et, pourquoi pas, de faire des recherches côté flamand, ou encore en dehors de Belgique. "Il y a encore peu d’unités qui partent dans les pays voisins. Il y a des possibilités dans d’autres endroits où la recherche est plus facile qu’en province de Luxembourg", insiste-t-il. La fédération met notamment en avant la France, le Grand-Duché ou l’Allemagne dans une communication à destination de ses membres, rappelant toutefois que les critères d’encadrement peuvent y être légèrement différents.

Raccourcir les camps ?

Autre recommandation pour réduire la pression sur les lieux de camp et qu’un maximum de troupes trouvent de la place : organiser des séjours plus courts. "On pense surtout aux pré-camps et post-camps, ces quelques jours où les animateurs se retrouvent pour préparer ou ranger le camp", note Lionel. Claude. Ils ne sont pas toujours nécessaires et empiètent sur la possibilité d’occupation des lieux par d’autres mouvements de jeunesse. Les habitudes des mouvements de jeunesse vont donc une nouvelle fois devoir changer s’ils veulent que tout le monde puisse partir en camp.

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