Régions Brabant wallon

Trop chers les voyages scolaires ? Les écoles s'adaptent

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29 sept. 2022 à 16:52Temps de lecture2 min
Par Véronique Fouya

150 euros pour 3 jours à la mer, 300 pour un séjour à la montagne, 600 pour les classes de neige...  Le coût des voyages scolaires pèse lourd dans le budget d'une famille et cette année, dans le contexte difficile qu'on connaît, il pourrait bien avoir du mal à passer. Du coup, les directions d'école s'interrogent - faut-il maintenir ces déplacements, les modifier ? -et elles tentent d'être créatives.  

Classes de montagne ou classes de neige?

L'école primaire de Rosières compte 246 élèves, c'est une petite implantation familiale dans laquelle les élèves partent une année sur deux, entre la première et la quatrième primaire. En fin de cycle, les élèves de cinquième et de sixième partent ensemble une année en classes de montagne et l'année suivante en classes de neige. Et c'est naturellement ce séjour qui pèse le plus lourd dans le budget familial puisqu'il revient à environ 600 euros. 

"C'est une réelle préoccupation. On s'est bien sûr posé la question, de savoir si on maintenait ces classes de neige ou pas, déclare Laurence Devlésaver, la directrice. "Mais après deux années de Covid, on s'est dit que c'était essentiel de proposer aux enfants un voyage en groupe. Du coup, on a mis en place différentes actions pour essayer d'alléger un peu le coût du séjour".

La commune de Rixensart interviendra à hauteur de 25 euros par enfant mais ce sont surtout les enseignants qui vont se retrousser les manches en organisant différentes actions : vente de gaufres, de chaussettes, soupers de classe... de quoi soulager quelque peu les parents. Cette année, les enfants partiront donc à Valmeinier mais ce sera peut-être la dernière fois.

La directrice songe sérieusement à supprimer les classes de neige au profit unique des classes de montagne. Voilà qui permettrait de réduire la facture de moitié avec un séjour à 300 euros, tout en maintenant le plaisir de la vie en groupe et de la découverte. Et ce dernier aspect n'est pas négligeable, sans l'école, certains enfants n'auraient tout simplement pas l'opportunité de faire ce genre de voyages.       

Des aménagements raisonnables

Du côté des agences de voyage spécialisées, on perçoit bien ce point d'attention des directions d'écoles . Elles demandent aux opérateurs des formules plus proches et moins coûteuses.

Lydéric Blanpain, pour Gotour précise que des adaptations sont possibles : "En moyenn,e pour une semaine, il faut compter sur une augmentation de 50 euros minimum. A la place des classes de neige, on propose par exemple des classes de montagne - il n'y a ni matériel ni cours à payer - et contrairement à ce qu'on croit les voyages à l'étranger ne sont pas toujours plus chers que les déplacements en Belgique. Nous avons aussi des programmes 'type' qui incluent des activités payantes et non payantes et on peut donc jouer sur cet équilibre-là aussi pour rentrer dans l'enveloppe prévue par l'établissement scolaire."   

Est-il inquiet pour son secteur? Pour Lydéric Blanpain, les voyages scolaires ont encore de beaux jours devant eux. Ce sont des projets portés par des équipes éducatives et leur motivation devrait permettre de dépasser les difficultés du moment. D'autant que les associations de parents peuvent intervenir en faveur de l'un ou l'autre enfant.

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