Trois millions de Belges d'accord pour le dossier patient électronique

18 avr. 2016 à 10:43 - mise à jour 18 avr. 2016 à 10:43Temps de lecture1 min
Par RTBF avec Belga

Quelque 3,1 millions de Belges ont marqué leur accord pour l'échange de données médicales via le dossier patient électronique. Un tel dossier est la première condition fondamentale pour partager rapidement et efficacement des données de santé entre prestataires de soins, rappelle lundi la secrétaire nationale de la Mutualité chrétienne (MC), Elisabeth Degryse, à l'occasion de la journée européenne des droits du patient.

La seconde condition réside dans le fait que le patient doit donner son consentement à cet échange. C'est une démarche facile à réaliser, précise la MC. En Fédération Wallonie Bruxelles, le Réseau Santé wallon et le Réseau Santé bruxellois sont à la disposition des patients. Ils peuvent aussi solliciter l'aide de leur prestataire de soins, de leur pharmacien ou de leur mutualité.

Altéo (Mouvement social de personnes malades, valides et handicapées) et la MC vont centrer le thème de leur campagne de sensibilisation sur le consentement des patients au partage de leurs données de santé. Plusieurs actions de sensibilisation et des conférences sont organisées dans toute la partie francophone du pays en collaboration avec le RSW et le RSB.

"Nous ne sommes pas au bout de la route de la numérisation", avertit Elisabeth Degryse. "C'est un processus qui se construit tous les jours. Les prestataires de soins, les pouvoirs publics, les associations de patients et les mutualités y travaillent d'arrache-pied, en étroite collaboration".

Quatorze fois plus qu'il y a un an

Quelque 3,1 millions de Belges ont déjà donné leur autorisation, soit quatre fois plus que l'an dernier. Trois quarts des généralistes et toutes les institutions de soins sont désormais connectés à la plateforme électronique sécurisée eHealth.

"La E-santé est sur le point de percer définitivement", se réjouit Martine Van de Walle, secrétaire nationale de la MC, pendant flamand. "Du point de vue des patients, c'est une avancée majeure. Les prestataires de soins obtiennent beaucoup plus vite les informations, ce qui leur permet de mettre en place rapidement un traitement de qualité. On évite de la sorte aussi les doublons d'examens, de la surcharge administrative et des coûts inutiles."

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