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Trocadéro de Liège : des annulations et des reports pour lesquels il est trop tard pour faire marche arrière

Michel Depas dans la salle de son théâtre, le Trocadéro
29 déc. 2021 à 14:062 min
Par Martial Giot

Il y a d’abord eu, ce mardi, une décision du Conseil d’Etat. Il y a eu ensuite l’annonce d’un rétropédalage du politique. Le résultat, c’est que théâtres et cinémas vont pouvoir rouvrir en respectant les conditions qui leur étaient imposées précédemment. Mais pour la partie du secteur culturel mise à l’arrêt faire marche arrière à propos des spectacles qui avaient été reportés ou annulés est compliqué, voire impossible.

Au Trocadéro, théâtre privé de Liège, face aux dernières nouvelles, Michel Depas, le directeur, réagit ainsi : "D’abord, nous sommes contents puisque c’est un premier arrêt qui permet de dire : "La culture a eu raison de se révolter.". Mais nous sommes toujours pour l’instant dans l’attente d’un jugement qui se tiendra peut-être vendredi, de nouveau au Conseil d’Etat, qui, lui, va se vouloir plus large, pour dire : "Il faut arrêter aussi d’être discriminatoire.". Les mesures qui sont prises ne sont pas proportionnelles. On va pouvoir remettre 200 personnes dans une salle. Une salle de 200 personnes en mettra 200. Une salle, comme le Trocadéro, de 650 mettra 200 personnes et le Forum en mettra 200 aussi. Où est la proportion ?".

Le Trocadéro faisait partie des frondeurs, Il avait déjà décidé de maintenir son spectacle du 31 décembre. "La revue "L’an Foiré", c’est le spectacle du Trocadéro. On a décidé depuis le premier jour de faire le spectacle le 31.", explique Michel Depas, "On veut absolument qu’il y ait de la lumière. Le Troca brillera le 31 décembre.".

Mais en janvier, son théâtre devait accueillir une douzaine de productions extérieures qui ont été annulées ou reportées. Pour elles, le directeur du Trocadéro constate : "Il est trop tard pour faire marche arrière puisque, de toute façon, nous ne savons toujours pas si on pourra dépasser la jauge de 200. Sans une pleine jauge, il est impossible de programmer un spectacle, quel qu’il soit n’importe où. Donc pour nous, il faut une ouverture à 100%. Comment voulez-vous faire pour réduire un spectacle où il y a 500 réservations à 200. On veut bien les masques, on veut bien des CST, même si nous ne sommes pas toujours d’accord là-dessus. Ce n’est pas à nous à faire ce combat-là. Notre combat, c’est de rouvrir la culture à 100%."

Avec des règles pérennes et plus des changements réguliers de règles… "C’est le pire de tout. Comment voulez-vous avoir un spectateur qui réserve une place en se disant : "Qu’est-ce qu’il y aura comme règles ?". Les réservations, il n’y en a plus. Qu’est-ce que vous voulez qu’on vende ?", conclut le directeur du Trocadéro.

Reportage à Liège dans notre 19h30 :

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