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Traite des êtres humains sur un chantier d'Anvers : un sous-traitant de Borealis dément que les travailleurs étrangers soient en danger

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12 sept. 2022 à 17:36Temps de lecture1 min
Par Belga, édité par Théa Jacquet

Irem, le sous-traitant italien de Borealis, conteste que des ouvriers étrangers embauchés à Anvers soient en danger en cas de rapatriement. L'entreprise réagit ainsi aux déclarations de travailleurs asiatiques et turcs qui protestaient la semaine dernière contre leur éviction.

Les ouvriers, engagés par la société italienne Irem sur le site de l'entreprise chimique Borealis, dans le port d'Anvers, réclamaient des papiers de façon à pouvoir à nouveau travailler en Belgique. Les manifestants déclaraient qu'un retour dans leur pays correspondrait à une mise à mort, notamment parce qu'Irem entretiendrait des liens politiques avec le régime en place dans ces pays.

"Cette histoire de représailles ne tient pas", a réagi lundi la société Irem. "Les employés turcs sont encore logés dans des appartements que nous mettons gratuitement à leur disposition. Et ce malgré le fait que ces personnes n'ont plus de travail en Belgique après que Borealis a mis fin à notre contrat."

Irem se dit également prête à offrir le voyage, vers leur pays d'origine ou toute autre contrée, à ces travailleurs. "Cela se ferait de manière sûre étant donné qu'Irem n'a aucune relation politique en Turquie, au Bangladesh ou aux Philippines", a souligné le sous-traitant. Les déclarations des ouvriers à ce propos sont totalement fausses, selon l'entreprise.

Quant à un statut de réfugié politique "auquel semblent prétendre ces gens", l'entreprise s'en remet au jugement des autorités belges.

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