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Regions Hainaut

Tournai : un refuge pour offrir une deuxième chance aux cochons d’Inde abandonnés

Enguerran Alavoine soigne les cochons d'inde avec sa compagne Célestine Goossens.
18 août 2022 à 14:39Temps de lecture2 min
Par Denis Vanderbrugge

Un concert de sifflements, voilà ce qui attend Célestine Goossens à chaque fois qu’elle sert le petit-déjeuner. Dans les grands enclos, les cochons d’Inde se ruent sur leurs légumes préférés. " Il faut compter environ 50 kilos de légumes par semaine. Les légumes, c’est ce qu’ils préfèrent ", précise la responsable de la " Maison des Chons ", l’un des rares refuges spécialisés dans ces petites boules de poils en Belgique.

C’est à Froyennes (près de Tournai) que des dizaines de cochons d’Inde sont recueillis. Ils sont issus de saisies ou les propriétaires ont directement contacté l’association pour y abandonner leur animal. " Les raisons sont très variées, relève Enguerran Alavoine, le conjoint de Célestine, lui aussi embarqué dans l’aventure. Un cochon d’inde, ça demande du temps, des soins, de l’espace… Les gens ne s’en rendent pas toujours compte au moment de l’adopter en animalerie. Et puis il y a aussi les caprices d’enfant… " D’ailleurs, si les vacances d’été sont une période très chargée, ici l’on craint tout autant les mois qui suivront les fêtes de fin d’année.

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A la recherche de "chouettes familles"

Nourris, soignés, parfois remis en état quand ils ont été négligés, les cochons d’Inde sont ensuite proposés à l’adoption. " Le but, c’est qu’ils ne soient ici que pour une période de transitoire ", glisse Enguerran. " Mais on ne les recasera pas chez n’importe qui, on recherche des chouettes familles, ajoute Célestine. Avant de confier un cochon d’inde à quelqu’un, on vérifie que la personne dispose suffisamment de place pour l’accueillir. Pour deux cochons d’Inde, comptez au minimum un espace d’1,2 m sur 50 centimètres. "

Et si vous n’avez pas déjà un cochon d’Inde chez vous, l’adoption ne pourra s’envisager qu’au pluriel ; l’animal ayant besoin de contacts sociaux, il lui faudra au moins la compagnie d’un congénère. Le refuge demande par ailleurs des frais d’adoption pour les soins prodigués à l’animal. " Ça permet de voir les adoptants qui sont vraiment motivés ".

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Une affaire de passionnés

L’idée de créer ce refuge vient d’une passion commune du couple pour les cochons d’inde. " En fréquentant les refuges classiques, on a remarqué qu’ils n’avaient pas toujours le temps et l’espace pour prendre en charge les rongeurs aux côtés des chiens et des chats ", reprend Célestine. " En outre, les gens n’ont pas forcément le réflexe de se tourner vers un refuge classique pour adopter un cochon d’Inde comme ils le feraient pour un chien. "

Lancée au printemps, la " Maison des Chons " a déjà donné une deuxième chance à plusieurs petites bêtes. " Il y a des demandes d’adoptions mais il y a beaucoup de demandes de prise en charge. Pour l’instant, on n’arrive malheureusement pas à descendre en dessous de quarante cochons d’inde au refuge ", regrette notre interlocutrice.

D’autant plus que, les propriétaires du refuge le savent, ils ne sont pas à l’abri d’un gros arrivage. " Il y a un mois et demi, on a eu une vingtaine de mâles et cinq femelles d’un coup, dont certaines étaient gestantes… En pareil cas, on a intérêt à faire de la place."

Un refuge pour cochons d'Inde abandonnés à Tournai

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