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Tour de France

Tour de France : nos experts et consultants reviennent sur les Tops et le Flops de cette 108e édition

Tour de France 2021
19 juil. 2021 à 08:59Temps de lecture3 min
Par Giovanni Zidda

Ils ont rythmé ces trois semaines de courses par leurs interventions en direct durant notre couverture intégrale des étapes du Tour de France. Nos experts et consultants sont désormais amenés à tirer les conclusions de cette 108e édition de la Grande Boucle. Un bilan qui semble plutôt satisfaisant pour nos consultants Cyril Saugrain et Gérard Bulens ainsi que pour nos experts du peloton Tom Paquot et Kevin Van Melsen. Des observations finales qui mettent en évidence les Tops et les Flops de ce Tour de France 2021.

 

Les Tops

Wout van Aert
Wout van Aert Belga

Du haut de ses 21 ans, le jeune coureur de Bingoal Wallonie-Bruxelles Tom Paquot s’est avant-tout réjoui de l’animation offensive. "C’est le tour de France que j’ai le plus apprécié. On a eu chaque jour du spectacle. Le Tour de France a été la plus grande vitrine du cyclisme mondial", a souri Paquot.

Il ne faut pas sous-estimer ce qu’a fait Vingegaard

Un avis pleinement partagé par son collègue plus expérimenté de chez Intermarché Wanty-Gobert Kevin Van Melsen. "On a eu une course remarquable, du suspense avec chaque étape disputée de manière exceptionnelle. On a vu des choses qu’on n’avait plus vues depuis très longtemps. On peut citer van Aert qui a fait des choses extraordinaires, van der Poel aussi. Mais il ne faut surtout pas oublier cette 2e place de Vingegaard qui confirme que dans les années à venir, il faudra compter sur lui. Il a montré de grandes choses dans la montagne et dans les chronos. Il ne faudra pas sous-estimer cela pour les prochaines années."

Le coup de cœur de Gérard Bulens est lui centré sur les as de la multidisciplinarité Mathieu van der Pole et Wout van Aert. "J’ai vu deux garçons que je connais depuis qu’ils étaient gamins en cyclocross. Je pense à la victoire avec beaucoup d’émotion de van der Poel puis au succès de Wout van Aert avec le maillot de Champion de Belgique dans l’étape du Mont Ventoux. Ce sont deux moments où j’ai eu plus que des frissons", lâchait Bulens avant même le sprint royal de Wout van Aert sur les Champs Elysées dimanche.

Cyril Saugrain le martèle depuis la première semaine de course et n’a pas changé d’avis. C’est l’attitude des coureurs qui a surtout fait vibrer notre consultant qui garde une pensée spéciale pour le supercombatif de ce Tour de France. "Je garde en mémoire ce Tour de panache avec des coureurs qui ont animé chacune des étapes. On pensait que la messe était dite dans certaines étapes mais non, on a à chaque fois relancé la course. Mon petit coup de cœur, il est aussi sur Franck Bonnamour. Il a été offensif dès les premières étapes en Bretagne et puis les jambes étaient là et on l’a vu presque tous les jours. J’ai apprécié son attitude, il ne s’est pas posé de questions."

Les Flops

Ineos Grenadiers
Ineos Grenadiers Belga

Rayon déceptions, nos consultants ont aussi leur mot à dire. Cyril Saugrain avait déjà eu l’occasion de s’exprimer sur la tactique adoptée par les directeurs sportifs et est resté sur ses positions.

Gérard Bulens est allé dans le même sens en rajoutant une dose sans épargner certains coureurs. "On a vu des choses incompréhensibles. Aujourd’hui, la plupart des équipes ont des équipes de développement et des équipes juniors. Je pense qu’il faudrait renvoyer certains de ces gars chez les juniors pour apprendre le métier."

Ineos avait pourtant promis d’adopter une tactique différente

Kevin Van Melsen – qui aurait aimé voir un Thomas De Gendt un peu plus offensif – fustige quant à lui la tactique de l’équipe Ineos. "Ils avaient promis d’adopter une tactique un peu différente par rapport aux années précédente et finalement, on n’a rien vu. Ils ont roulé comme d’habitude et c’est mon plus gros flop dans ce Tour."

Pour Paquot, l’équipe britannique et les autres équipes des prétendants à la victoire auraient aussi pu se montrer davantage créatives. "Il y avait quelque chose à faire avec les équipes de leaders. Malheureusement, elles ont été décimées avec ces chutes. Thomas aurait dû avoir un meilleur niveau sans cette chute. Roglic aurait dû être là aussi. Cela aurait encore pu jouer un rôle déterminant pour déstabiliser l’équipe UAE. Celle-ci a pu grimper les cols à son rythme et c’était dès lors beaucoup plus facile pour gérer", a conclu Paquot.

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