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Tom Boonen, épanoui dans sa vie de pilote, rêve des 24H du Mans avec une équipe belge

Reconverti dans le sport moteur, Tom Boonen explique rêver des 24h du Mans.
01 déc. 2021 à 13:25Temps de lecture3 min
Par Pierre Lambert

Portrait de Tom Boonen

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Reconverti dans le sport moteur depuis la fin de sa carrière en 2017, Tom Boonen explique dans le Sport Foot Magazine son amour pour cette discipline et son rêve de rouler les 24 Heures du Mans.

Depuis 2017, fini de voir Tom Boonen vêtu d’un cycliste. L’ancien quadruple vainqueur de Paris-Roubaix s’est lancé dans une nouvelle carrière, celle de pilote de course.

"Le plan était au point depuis longtemps et contrairement à d’autres coureurs cyclistes, je savais ce que j’allais faire une fois la carrière finie", explique Tom Boonen à Sport Foot Magazine.

Une passion qui date de l’enfance

Tout petit déjà, Tom est passionné par les véhicules à quatre roues. "On m’avait offert un vélo, mais je roulais beaucoup à bord d’un petit tracteur avec remorque apportée par Saint-Nicolas. Quand j’étais encore à l’école primaire, j’accompagnais souvent mon père et mon grand-père au circuit de Zolder. Pendant qu’ils vendaient des glaces, mon frère et moi admirions les bolides. C’est ainsi qu’est née ma passion."

J’ai étudié la mécanique pendant mes trois dernières années d’humanités à l’institut Saint-Paul de Mol.

Et même si Boonen va voir sa carrière de cycliste décoller, il a pendant ses années d’adolescence étudié la mécanique. "J’ai étudié la mécanique pendant mes trois dernières années d’humanités à l’institut Saint-Paul de Mol, puis une année de spécialisation en auto-électronique. Je ne voulais pas en faire ma profession puisque j’allais devenir coureur, mais c’était la seule formation qui m’intéressait et qui retenait mon attention. J’ai appris les ficelles du métier, ce qui m’a ensuite permis de réparer moi-même mes voitures."

Des débuts en 2004 avant sa nouvelle vie en 2017

Le virus du sport auto est difficilement combinable avec une carrière de cycliste professionnelle. Et ça, Tom Boonen l’a bien compris. Pourtant, en 2004, Tornado Tom a reçu un cours accéléré de Freddy Loix pour un reportage dans le week-end sportif.

Un cours qui lui a plutôt bien réussi : "Après quelques heures d’entraînement, je n’ai bouclé le tour que quatre secondes plus lentement que Freddy. Par la suite, j’ai découvert les circuits de Spa-Francorchamps et du Nürburgring pendant les Audi Track Days, à l’invitation d’Audi. Ça a attisé ma passion. Je m’entraînais à vélo puis, en fin d’après-midi, je faisais des tours de circuit. Des journées formidables."

Pourtant, c’est en 2017 que tout va vraiment démarrer. Trois mois après sa dernière course, Tom Boonen effectue ses vrais débuts dans un baquet, en VW Fun Cup.

Des débuts amateurs aux circuits pros

Si les débuts ont été difficiles pour l’ancien cycliste, le champion du monde de 2005 s’est montré patient, même quand on se moquait de ses nouvelles ambitions :

"Je savais que je devais respecter un certain délai. Il n’était pas réaliste de viser immédiatement l’élite, même en Belgique. Non, je devais progresser pas à pas. Je savais que, faute de temps d’entraînement suffisant, je ne pourrais pas refaire mon retard sur ceux qui s’étaient adonnés au karting depuis l’enfance. Pour eux, piloter est une seconde nature. Moi, j’ai dû apprendre l’art de flirter avec mes limites sans les dépasser."

Triompher à Roubaix pour la troisième ou la quatrième fois ne me procurait plus les mêmes sensations que mes premiers succès en néophytes.

Un apprentissage express tant aujourd’hui les résultats suivent. En 2020, il remporte les 24 Heures de Dubaï en catégorie tourisme. Et cette année, il s’adjuge la victoire finale en division CN Prototype du Supercar Challenge, un championnat individuel de huit épreuves en Belgique, aux Pays-Bas et en Allemagne. "Triompher à Roubaix pour la troisième ou la quatrième fois ne me procurait plus les mêmes sensations que mes premiers succès en néophytes" explique Tom.

"J’observe constamment tout et tout le monde, mes concurrents comme mes coéquipiers. J’étais déjà empreint de cette curiosité en cyclisme et je pense que ce sera toujours le cas."

Et d’ajouter : "Je veux découvrir mes limites. Je les repousse sans cesse. La différence avec 2017 ? Immense. C’est l’un des rares sports dans lequel on peut s’améliorer longtemps, même à plus de quarante ans."

Un rêve : les 24h du Mans

Âgé aujourd’hui de 41 ans, Tom Boonen a encore énormément de marge de progression. Mais aussi des rêves en sport moteur. Comme celui d’aller aux 24 Heures du Mans avec une équipe belge.

"Dans les années 60 et 70, une équipe nationale se rendait toujours au Mans et je veux ressusciter cette tradition. Le plan n’est pas encore concret. Créer une équipe, avec une voiture compétitive et de bons pilotes, ne pose pas de problème. Mais il faut trouver deux ou trois gros sponsors. Ce sera sans doute trop tôt pour 2022. 2023 me semble plus réaliste, mais tout dépend des différentes catégories des World Endurance Championships, dont Le Mans fait partie."

Et de conclure : "Mais je mettrai tout en œuvre pour réaliser mon rêve, tout en savourant pleinement le chemin qui y conduit. Un chemin qui me permet de découvrir d’autres facettes de moi-même. C’est ce qui rend l’histoire aussi belle."

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