Icône représentant un article video.

Sciences et Techno

"Thomas Pesquet a attendu sept ou huit ans avant d’être affecté à sa première mission": pour Raphaël Liégeois, le temps peut être long avant de s’envoler dans l’espace

L'invité dans l'actu: Raphaël LIÉGEOIS , astronaute belge

Pour voir ce contenu, connectez-vous gratuitement

24 nov. 2022 à 08:30Temps de lecture7 min
Par Marie-Laure Mathot sur base de l'interview de Johanne Montay

Un Belge dans l’espace : le Namurois Raphaël Liégeois a été sélectionné par l’Agence spatiale européenne. Il fait désormais partie de la nouvelle promotion d’astronautes de l’ESA, dévoilée hier après-midi à Paris.

Comment avez-vous réagi quand vous avez appris votre sélection ce mercredi ?

J’ai appris ma sélection ce mercredi à 11 heures, c’est-à-dire deux ou trois heures avant l’annonce officielle, et j’ai réagi avec beaucoup d’émotion, mais en même temps avec de la fierté et une certaine forme de responsabilité de s’inscrire dans les traces d’illustres prédécesseurs. 

Raphaël Liegeois, astronaute stagiaire, photographié lors du conseil de l’Agence spatiale européenne (ESA) au niveau ministériel (CM22), à Paris, mercredi 23 novembre 2022.
Raphaël Liegeois, astronaute stagiaire, photographié lors du conseil de l’Agence spatiale européenne (ESA) au niveau ministériel (CM22), à Paris, mercredi 23 novembre 2022. © Tous droits réservés

Vous avez une formation scientifique, là où certains avaient par exemple une formation de pilote de chasse. Quel rapport avec l’espace ?

Ma recherche est dans les neurosciences. Je développe des modèles mathématiques pour mieux comprendre ce qui se passe dans un cerveau sain et dans un cerveau qui n’est pas tout à fait sain ou dans des cas de maladies neurodégénératives. Par cette formation, j’ai évidemment, je pense, plus de facilités à discuter avec les différentes personnes qui seront impliquées dans les expériences scientifiques qu’on va être amenés à faire dans l’espace.

Ça y est, vous êtes maintenant l’un des cinq. Qu’est-ce qui va se passer pour vous à partir de maintenant ?

On va entrer en fonction à partir du 3 avril, et à partir de là, il y aura une année de formation de base avec les cinq astronautes de carrière. Et après cette année de formation de base, on sera assigné à une mission. Une mission est attribuée à des Européens à peu près tous les ans ou tous les deux ans. L’attente peut donc être longue. Ça peut aller vite, comme on peut attendre plusieurs années. Thomas Pesquet a par exemple attendu sept ou huit ans avant d’être affecté à sa première mission.

Sur le même sujet

La Wallonie débloque plus de 14 millions d’euros pour sa filière spatiale

Belgique

De Namur à la lune : le parcours passionné de Raphaël Liégeois

Regions Namur