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Thomas Chatelle : "Tielemans est devenu un leader de cette équipe et des choix devront être faits par Martinez"

Ce mercredi soir dans Complètement Foot, David Houdret, Pascal Scimè et Thomas Chatelle sont revenus sur la qualification de la Belgique pour le "Final Four" de la Nations League. Le rôle de Lukaku, l'évolution de Tielemans, les choix futurs de Roberto Martinez, ... notre équipe a tiré le bilan des dernières rencontres disputées par les Diables Rouges. 

Notre consultant Thomas Chatelle tient avant tout à souligner le rôle de Romelu Lukaku dans cette qualification : "Il a pris une ampleur encore plus importante qu'auparavant dans cette équipe, notamment sans doute en raison de l'absence d'Eden Hazard. Mais il a pris tout simplement une dimension en tant que joueur, que ce soit dans son club à l'Inter et ici chez les Diables. Mais aussi parce que dans son discours, lui a toujours voulu aller au bout de cette Nations League. Au contraire de certains Diables qui, parfois, ont émis certains doutes et qu'on a senti de plus en plus impliqués dans cette Nations League au fur et à mesure qu'ils sentaient qu'on pouvait y aller. [...] Mais c'est en même temps un peu inquiétant de se dire qu'on est devenu sans doute un peu trop dépendant de ce joueur."

Au-delà de Lukaku, "s'il y en a un qui a sorti son épingle du jeu, c'est peut-être Tielemans. C'est le Diable qui avait peut-être besoin de marquer des points en vue d'une éventuelle titularisation à l'Euro." ajoute Pascal Scimè. Thomas Chatelle poursuit sur la place qu'il a prise au sein de cette équipe : "Il a évolué d'une façon incroyable depuis qu'il est à Leicester. Il est devenu un leader non seulement technique, mais tout court de cette équipe, c'est assez impressionnant. Et il y a des choix qui vont devoir être faits par Roberto Martinez par rapport à ça. Et on peut reparler d'une certaine flexibilité tactique qu'il aurait peut-être été intéressant d'avoir pour, à un moment donné, pouvoir mettre plus de joueurs au milieu quand on voit la qualité qu'on a dans ce domaine-là.

Pascal Scimè revient aussi sur les futurs choix qui attendent Roberto Martinez : "Vous ne m'enlèverez pas de l'idée que face à de grosses grosses nations dans une grande compétition, ça va être très difficile de se passer d'un entrejeu en triangle avec peut-être Witsel, Tielemans et De Bruyne à la pointe de ce triangle. Après, si vous voulez garder et Tielemans, et Witsel et De Bruyne, est-ce qu'on fait sauter Dries Mertens ? On fait sauter le triangle ? On remet Kevin De Bruyne un cran plus haut ? On voit qu'il est moins à l'aise quand même. Et Hazard va revenir." Et notre consultant Thomas Chatelle de répondre : "Celui qui sautait habituellement auparavant, c'était souvent Mertens. Mais il a lui aussi pris une telle importance aux yeux de Martinez, non seulement au niveau du jeu, mais au niveau de l'âme de l'équipe. Ça va être compliqué. Et après ces trois matches, on est à la fois rassuré parce qu'on se dit qu'on parvient à gagner en jouant mal. Et ça on n'avait pas l'habitude. Mais on se dit aussi est-ce que c'était vraiment un choix ou est-ce que finalement, on s'en sort bien ? La conclusion aussi, c'est qu'on donne peu à l'adversaire et c'est important.

Enfin, l'équipe "Complètement Foot" est aussi revenue sur les limites du système de défense à 3 et l'absence de plan B. 

Pascal Scimè estime que "pour l’avenir, il faudrait commencer à travailler avec une défense à 4, quand on a des absents, quand les titulaires à ce poste-là sont absents, face à ce type d’adversaires comme le Danemark qui jouent, posent le jeu. Et j’en parle aussi dans des grands tournois, si on a des blessés, des joueurs qui sont un peu en deçà, face aussi à un adversaire qui ne nous est peut-être pas supérieur mais qui peut nous mettre en danger."

Et Thomas Chatelle d'ajouter : "La force de notre équipe, c’est qu’on est pratiquement une équipe de club tellement on a les automatismes, un système huilé où chaque joueur sait exactement ce qu’il doit faire, y compris les joueurs qui viennent comme remplaçants. Le problème, c’est que quand les profils ne sont pas là (Meunier, Castagne), c’est 50% de ce système qui perd de sa plus-value. Et donc est-ce qu’il n’aurait pas fallu penser à un plan B ? Mais ça me parait un peu tard pour penser à un plan B. Mais de fait, quand on se dit qu’on a peut-être pas les flancs pour faire ce travail dans un système à 3, il aurait fallu avoir un plan B préparé, ce qu’on n’a pas."

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