WRC

Thierry Neuville sur le podium et "miraculé" après tous ses déboires en Croatie : "On a vécu toutes les émotions !"

Par Cédric Lizin et Olivier Gaspard

Thierry Neuville a pu, comme il l'espérait ce matin, monter sur le podium du Rallye de Croatie ce dimanche après-midi.

Mais quel ascenseur émotionnel, une nouvelle fois : après avoir signé le scratch dans l'ES18 et fait la différence dans l'ES19 grâce à un choix de pneus audacieux et une grosse attaque, le pilote belge a failli tout perdre dans la Power Stage en partant à la faute et en envoyant sa Hyundai i20 N Rally 1 dans le fossé.

Mais le bolide sud-coréen, après un petit tour dans les airs, est retombé sur ses pattes, et Thierry Neuville a pu rallier l'arrivée de la spéciale en conservant une avance suffisante sur le quatrième, Craig Breen.

Un brin de chance après tous les déboires et toutes les pénalités ?

"On a vécu toutes les émotions ce week-end !, a souri Thierry Neuville au micro d'Olivier Gaspard, l'envoyé spécial de la RTBF en Croatie. La peur, la déception, la frustration, et au final, un coup de chance. Il faut diviser cette semaine en deux : il y a le côté sportif, où on n'a pas été gâtés, et le côté "performance", où nous avons été bien présents tout au long du week-end : la stratégie, le choix des pneus, les chronos... On a été très compétitifs, la voiture a progressé et je me sentais à l'aise dedans. C'est de bon augure pour la suite."

"Dans la Power Stage, on avait un bon rythme, a repris le pilote belge au moment d'expliquer les raisons de sa sortie de route. On savait qu'on pouvait aller chercher trois points en sachant que derrière, Kalle et Ott allaient être à l'attaque, avec deux pneus "pluie" qui leur étaient utiles pour la traction dans la boue. Moi, j'avais un pneu dur (et trois tendres, ndlr) sur la voiture, et j'ai bloqué la roue, j'ai dû relâcher le frein pour refreiner derrière, et on s'est retrouvés trop vite dans un virage ultra-glissant. On y est allé un peu large et on a crevé une roue, on a dû finir au ralenti. Les Toyota sont toujours un peu au-dessus du lot, mais le retard qu'on avait au Monte-Carlo, ça ne se rattrape pas en une course. Il nous reste du travail, mais ce qui me frappe, c'est qu'en un an et demi, j'ai dû abandonner quasiment une dizaine de fois sur des soucis. Abandonner, pas vraiment, parce que parfois j'ai su réparer la voiture et la ramener. Ici, on est encore passé tout près de la catastrophe. C'est émotionnellement très dur à vivre, mais on va travailler là-dessus pour que ces problèmes n'arrivent plus par la suite. On le voit, c'est souvent chez nous que les pépins arrivent. On doit rapidement progresser sur ce point, parce que certaines erreurs se répètent, qui reviennent systématiquement, et souvent sur ma voiture. C'est parfois difficile à comprendre, mais c'est le jeu."

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