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Thierry Neuville : "Le balayage semble moins important, ça donne un peu plus d’espoir pour un bon résultat"

Thierry Neuville : "Le balayage semble moins important, ça donne un peu plus d’espoir pour un bon résultat"

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02 juin 2022 à 05:02Temps de lecture2 min
Par Maxime Berger avec Olivier Gaspard

Le Rallye de Sardaigne, c'est déjà la cinquième manche du championnat du monde des rallyes (WRC). Thierry Neuville (Hyundai) arrive en Italie au deuxième rang du championnat, à 46 longueurs du leader, Kalle Rovanpera (Toyota).

"Ca va mieux qu’il y a une dizaine de jours. La déception était grande après le Rallye du Portugal parce qu’on sentait qu’une nouvelle victoire venait de nous échapper. On est de retour en Sardaigne avec une nouvelle opportunité pour aller chercher un bon résultat. En dix jours, on ne peut pas se dire qu’on va battre les Toyota, plus fiables et sans doute plus rapides. Quand on voit la charge de travail pour le team entre les deux épreuves, avec la révision des voitures au Portugal et une partie ici, il y a eu très peu de temps. Les gens sont à peine rentrés chez eux, ils ont enchainé. L’objectif, c’était de reconstruire les voitures à neuf. On espère que la performance sera de la partie, la fiabilité aussi, et qu’on pourra jouer aux avant-postes. Lors des reconnaissances, on a vu que le balayage semble moins important que les années précédentes. Ca donne un peu plus d’espoir pour un bon résultat", a analysé Neuville à notre micro.

"Ce rallye nous convient bien, la Hyundai a toujours été forte sur ce terrain. C’est assez cassant lors du deuxième passage, avec beaucoup de grip. On ne sait pas tout au sujet des nouvelles voitures, on a vu sur les derniers rallyes que la performance était de la partie. On espère pouvoir se bagarrer pour la première place. Le parcours convient bien à mon système de notes. Particularité : on est 1,5 semaine plus tôt que d’habitude, l’herbe est encore très haute. La plupart des pièges, des pierres cachées, sont donc invisibles. On risque d’avoir un paquet de surprises...", a-t-il ensuite précisé.

La chaleur, la grosse crainte en Sardaigne

Et d'ajouter : "Notre plus grosse crainte du week-end, c’est la chaleur. On va tous souffrir, on en est bien conscient. On annonce plus de 40 degrés vendredi après-midi. On pourrait avoir des températures supérieures à 70 degrés dans le cockpit. On a commencé à s’hydrater il y a déjà quelques jours. On est toujours maitre de la situation, mais ça pourrait être dangereux. Si on sent que ça ne va plus, il faut prendre des décisions. Le copilote est assis à côté de la source de chaleur, on a mesuré jusqu’à 100 degrés à côté de l’échappement durant les tests. On sera au-delà ce week-end. La FIA a autorisé un film de protection sur les vitres latérales, on réclamait ça depuis plusieurs années. On a un toit en feuille d’or afin de refléter les rayons du soleil. On a de l’isolation supplémentaire, à savoir des vitres arrière avec des aérations. On espère que ça permettra d’avoir plus d’air frais dans le cockpit."

"Reprendre des points à Rovanpera, c’est l’objectif. Ca l’était déjà lors des dernières manches, mais la réussite n’était pas avec nous. Si on veut faire de grands écarts, il faut aller chercher la victoire. Ce ne sera pas évident car il y a le balayage et on ne peut pas changer les pneus entre le premier et le deuxième passage des spéciales. Ca oblige les premières voitures, dont nous, à rouler avec des softs pour perdre moins de temps, mais ils ne sont pas adaptés au deuxième passage. Il faudra trouver le bon compromis afin de lutter avec les autres pilotes. Mon top 3 ? J’ai bien envie de me mettre en 1, Tanak en 2 et Evans en 3", a-t-il conclu.

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