Red Flames

Tessa Wullaert et les Red Flames font désormais peur à la Norvège

Tessa Wullaert : "La Norvège a apparemment peur de nous, ça m'a un peu choquée"

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02 sept. 2022 à 07:00Temps de lecture3 min
Par Lise Burion

C'est "le match d'après". Après l'Euro. Après cette belle story anglaise des Red Flames, stoppée nette en quart de finale sur un dernier corner suédois au bout des arrêts de jeu. Mais c'est aussi quelque part un "nouveau départ" pour Tessa Wullaert et ses équipières. Contre la Norvège, ce vendredi, elles vont retrouver leur public à Louvain, dans un stade rempli (avec 8832 tickets  écoulés, le record d'assistance de 2018 contre le Portugal est en passe d'être battu). Et elles vont affronter des adversaires qui ont apparemment... peur d'elles ! "Ça m'a un peu choquée d'apprendre ça", glisse la capitaine belge dans un sourire presque gêné.

C'est que la Belgique a changé de statut à l'Euro. Installées dans le top 8 de la compétition, les Red Flames ont fait mieux en Angleterre que leurs adversaires du jour, pourtant emmenées par des joueuses évoluant dans les plus grands clubs européens. La Lyonnaise Ada Hegerberg, première lauréate du Ballon d'or ou encore la virevoltante joueuse de Barcelone Caroline Graham Hansen (qui a désormais appuyé sur "pause" en équipe nationale), pour ne citer qu'elles. La Norvège, grande nation historique du football chez les dames, est passée à côté du rendez-vous européen, encaissant même une hallucinante défaite contre l'Angleterre (8-0) alors que la Belgique a parfaitement suivi sa ligne de conduite et atteint son objectif... quittant même l'Angleterre avec un léger goût de trop peu et cette interrogation éternelle : que se serait-il passé en prolongations contre la Suède ?

Gagner et marquer le plus possible

Mais l'Euro est désormais terminé. Les têtes sont désormais tournées clairement vers la Coupe du Monde, la prochaine grande compétition, le prochain cap à franchir pour l'équipe nationale belge. Et pour y arriver, la Belgique (19e au classement FIFA) va devoir sortir un gros exploit contre la treizième nation mondiale. Le classement de l'Euro ne compte plus et la réalité des chiffres en qualifications pour le Mondial est bien plus cruelle : battues 4-0 à Oslo lors du match aller fin octobre dernier, les Red Flames doivent inverser la tendance et marquer, marquer, marquer, et encore marquer. La victoire par 4 buts d'écart est impérative si elles veulent dépasser les Norvégiennes au classement du groupe.

Seule la première nation classée pourra déjà penser à boucler ses valises pour le bout du monde l'an prochain. Mais le rêve mondial ne s'arrêtera pas en cas de défaite, il restera encore des barrages à disputer, en octobre. Un système un peu alambiqué, ponctué par des calculs pouvant donner mal au crâne aux élèves option maths fortes déjà en manque de vacances... Pour faire au plus simple : une victoire "basique" contre la Norvège, peu importe l'écart, permettrait en tout cas aux Belges de prendre une option sur une place parmi les meilleures deuxièmes de groupe, position importante qui permettrait ne disputer qu'un seul match de barrage (contre deux pour les moins bonnes deuxièmes).

Pas peur d'Ada Hegerberg

Les Flames ont en tout cas grandi lors de l'Euro. Elles sont clairement conscientes qu'elles peuvent désormais bien regarder les Norvégiennes droit dans les yeux. "On n'a pas peur de jouer une équipe mieux classée que nous. On a bien joué contre l'Italie à l'Euro, par exemple", confirme Tessa Wullaert. "Ici on sait qu'on doit gagner avec 4 buts d'écart [ndlr : pour se qualifier directement, sauf incroyable revirement lors des derniers matches, mardi], mais on ne ressent pas de pression. On veut juste montrer aux gens qu'on sait jouer et qu'on peut rivaliser avec une équipe comme celle-là. On va tout donner et on verra, mais on veut gagner. Si c'est 1 partout à la fin, on poussera pour faire 2-1".

Un discours ambitieux pour une capitaine qui se réjouit d'affronter la Norvège dans un stade plein : "On a pris de la confiance à l'Euro et on a vraiment envie de jouer ce match. C'est cool d'avoir les gens derrière nous et on sent qu'on continue d'inspirer les petites filles." Meilleure buteuse actuelle de ces qualifications (15 buts, soit actuellement 3 de plus que la championne d'Europe anglaise Beth Mead), Tessa Wullaert veut surtout jouer un bon match contre les Norvégiennes et leur nouvelle sélectionneuse et ne craint pas la star Ada Hegerberg : "On a les défenseuses capables de jouer les duels et de la mettre dans leur poche (sourire). J'avais plus peur de Graham Hansen, c'est dommage pour elle de ne pas être là mais c'est une bonne chose pour nous. On n'a vraiment rien à perdre. Et j'ai toujours trouvé que les matches où on avait rien à perdre étaient... nos meilleurs matches !"

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Tessa Wullaert "choquée" d'apprendre que les Norvégiennes avaient peur des Red Flames
Tessa Wullaert "choquée" d'apprendre que les Norvégiennes avaient peur des Red Flames © Tous droits réservés

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