RTBFPasser au contenu

Sous couverture

Terminez l’année en compagnie de ces romans

Terminez l’année en compagnie de ces romans

Pour ce dernier chapitre de l’année 2021, Sous Couverture accueille Sophie Fontanel et Catherine Deschepper. Au menu du jour : des corps, un banc et un chevreuil… Entre autres !

Sophie Fontanel pour “Capitale de la douceur”, éd. Seghers, 2021

Une expérience sur une île, celle du Levant en Méditerranée, où les êtres vivent nus, libérés des contingences sociétales et où il est bon de revenir à l’essentiel, dans une harmonie du corps et de l’esprit. Un texte écrit comme un long poème dans lequel l’héroïne fait bien plus qu’ôter ses vêtements. En sept jours, elle va revivre les moments violents de son existence et se rendre compte que la douceur de la vie n’a pas de prix. Car Sophie Fontanel ne voit pas comment on pourra s’en sortir sans douceur dans le monde actuel où la colère est omniprésente. 

Catherine Deschepper pour “Le complexe du gastéropode”, éd. Weyrich, 2021

Un huis clos qui vire à la farce burlesque, lorsque quatre auteurs débutants sont sélectionnés pour une résidence d’écriture dans un château. Des quatre, un seul survivra et verra son texte publié. Les prétentions des uns vont se heurter aux incompréhensions des autres. Chacun va lutter pour remporter la partie qui pourra changer son destin. Une métaphore de tous les problèmes rencontrés par les auteurs belges d’aujourd’hui, du manque de reconnaissance à la difficulté à se faire éditer et connaître.

“Réminiscences” de Gorian Delpâture : André Franquin

Aujourd’hui, on retourne en février 1969 et on va observer un homme de 45 ans en train de dessiner un personnage mythique de la BD : Gaston Lagaffe. Le dessinateur de dos n’est autre qu’André Franquin. Né à Etterbeek en 1924, mort en 1997 en France. Il est filmé pour l’émission " Bibliothèque " et mon collègue, le journaliste Georges Renoy, lui demande si Gaston est un idiot.

La chronique de Lucile Poulain : "La fille sur le banc" de Bernadette de Rache, éd. Weyrich, 2021

Si vous êtes insomniaque et que vous êtes à la retraite, il y a de fortes chances pour que vous vous retrouviez dans la même situation que Lise, c’est-à-dire à camper devant la fenêtre de votre appartement à zieuter nonchalamment ce qu’il se passe devant chez vous la nuit. Sauf que voilà, la nuit dernière, sur la petite place devant chez elle, Lise a vu quelque chose de louche, de très louche : une fille assise sur un banc, immobile face au vent glacial de janvier, avec un bonnet rouge en prime (très suspect en effet). Et devinez ce qu’elle découvre en allant faire son jogging ? La fille est morte…

La chronique de Caroline Etienne : "L’homme-chevreuil – 7 ans de vie sauvage" de Geoffroy Delorme, Ed. Les Arènes, 2021

Geoffroy Delorme vit une expérience traumatisante à l’école et ses parents décident qu’il étudiera par correspondance. Cet enfant qui vit de manière solitaire, il n’a pas de copains, il étudie seul à la maison, se passionne depuis toujours pour la nature et comme il vit en lisière de forêt en Normandie, très vite, il s’échappera, très jeune pour des escapades nocturnes.

Un jour, il tombe sur un chevreuil, qu’il appellera plus tard Daguet, un face-à-face qui durera 10 minutes et qui est pour lui un vrai appel de la forêt et qui changera le cours de sa vieC’est cette rencontre, ce moment, qui va pousser le jeune homme de 19 ans à réellement vivre dans la forêt…

La chronique d’Odile Vanhellemont : “Compter les couleurs” d’Agnès Ledig, éd. J’ai lu, 2021

Imaginez une histoire d’amour magnifique… Sauf que les personnages ne se rencontrent qu’à la toute dernière page !

Le roman s’ouvre sur deux naissances uniques.  La première, celle d’un garçon, né en siège. La seconde, celle d’une petite fille, née dans sa poche amniotique intacte. A travers leurs journaux intimes, ils s’écrivent et se répondent. Ils parlent de leur vie, de l’enfance à l’adolescence. Ils parlent de leurs premiers émois, de leurs amitiés, de leur famille. Et tout doucement, on sent qu’un parallèle se dessine.  Et pourtant, pas de croisement. Pas avant les dernières phrases en tout cas. Car on devine qu’un lien indéfectible les lie, tous les deux. 

Il est là, en filigrane, dans les mots choisis, il y a quelque chose… Et ce lien, c’est l’amour !

La chronique de Gorian : “Howard Philips Lovecraft”, éd. Mnémos, 2021

Les éditions Mnémos ont eu l’idée de demander à un seul homme, David Camus, de tout retraduire tout seul.

L’américain Howard Philips Lovecraft est né en 1890 et mort en 1937. C’est un des auteurs les plus importants de la littérature fantastique. Il est le premier à avoir imaginé une épouvante matérialiste, sans dieu et sans diable. L’horreur chez Lovecraft est cosmique, scientifique, extraterrestre. Chez Lovecraft, l’homme est une créature insignifiante face à l’immensité de l’univers, face aux éternités de temps qui existaient avant lui et qui continueront après lui, face à des êtres très différents et très puissants qui se moquent totalement de l’humanité. Lovecraft n’a presque pas été publié de son vivant et il est devenu un auteur culte à la fin du 20e siècle grâce au jeu de rôle notamment.

La chronique de Laetitia Mampaka : "Les 50 règles d’or de l’éloquence" de Dorothée Bernstein, Karine Bourdie, Laure Heinich et Clotilde Lepetit, éd. Larousse, 2021

Si nous prononçons des milliers de mots tous les jours, nous ne sommes pas tous à l’aise avec l’exercice de la prise de parole en public. C’est vrai après tout, entre savoir parler et savoir bien parler réside tout un univers qui s’appelle l’éloquence. Une étude a d’ailleurs prouvé que 70% de la population mondiale ressent une certaine peur de la prise de parole en public. Vous vous rendez compte ? 70%, ça en fait la peur la plus répandue au monde avant même celle de mourir ou des araignées. Mais alors comment acquérir de l’éloquence, vous savez, cette capacité à plaire, convaincre et émouvoir comme le disait si bien Cicéron. Eh bien c’est à cette question qu’on voulut répondre 4 femmes avec comme point commun la profession d’avocat, métier ou il fait bon de maîtriser les mots.

Le coup de cœur de Reynold Leclercq, Librairie Brüsel à Waterloo : "Goldorak" de Dorison, Bajram et Cossu, éd. Kana, 2021

La guerre entre les forces de Véga et Goldorak est un lointain souvenir. Actarus et sa sœur sont repartis sur Euphor tandis qu’Alcor et Vénusia tentent de mener une vie normale. Mais, des confins de l’espace, surgit le plus puissant des golgoths : l’Hydragon. Alors que le monstre de l’ultime Division Ruine écrase les armées terriennes, les exigences des derniers représentants de Véga sidèrent la planète : sous peine d’annihilation totale, tous les habitants du Japon ont sept jours pour quitter leur pays et laisser les envahisseurs coloniser l’archipel. Face à cet ultimatum, il ne reste qu’un dernier espoir… Goldorak.

Le coup de cœur de Marc Antoine d’Escayrac, Librairie Brüsel à Waterloo : "Le petit Théâtre des Opérations" d’Un Odieux Connard et Monsieur Le Chien, éd. Fluide Glacial, 2021

Sur un ton décalé, mais toujours documenté, Odieux Connard et Monsieur Le Chien ressuscitent les héros et histoires oubliés des grandes guerres pour leur rendre hommage.
 
Connaissez-vous l’histoire de la résistance héroïque des fusiliers marins bretons à Dixmude ? Et celle des héros de Menton ? Si les deux Guerres mondiales furent un énorme gâchis en vies humaines, elles furent aussi le théâtre d’actes de bravoure individuels et collectifs et d’anecdotes aussi drôles qu’improbables.
Et au cas où vous vous poseriez la question, oui, tout est vrai.

Articles recommandés pour vous