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Tennis : Dernière ligne droite de la saison pour David Goffin, après une semaine de Coupe Davis encourageante

David Goffin

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19 sept. 2022 à 05:51Temps de lecture3 min
Par Christine Hanquet

La Belgique était l’outsider de son groupe, en Coupe Davis, à Hambourg. Et elle n’aura pas réussi à déjouer les pronostics, et à se qualifier pour la phase finale de l’épreuve. Mais David Goffin a gagné deux de ses trois rencontres. Il a déjà tourné la page, après une tournée américaine sur ciment très décevante (cinq défaites au premier tour). C’est le lot de tous les joueurs de tennis, passer très vite à autre chose, en changeant de surface ou de continent. Il reste au Belge quelques rendez-vous intéressants, en 2022, en salle, et essentiellement en Europe. Il prendra le départ de cette dernière ligne droite au tournoi de Metz, cette semaine, contre le Français Gilles Simon.

Entretien avec David Goffin…

David, décomptez-vous les semaines avant la fin de la saison, ou avez-vous encore des ambitions ?

Non, non, je ne décompte pas. Je ne vais pas dire que je me mets beaucoup de pression pour la fin de saison, mais j’ai encore envie de retrouver mon jeu sur dur. Je l’avais retrouvé sur terre, et sur gazon aussi, deux surfaces sur lesquelles j’ai bien joué. Sur dur, j’avais encore, avant la Coupe Davis, de mauvais souvenirs de mon début d’année, et de mauvaises sensations de ma tournée américaine. Mais j’ai recommencé petit à petit à retrouver des automatismes sur cette surface, à rejouer vite, à mieux retourner, à être plus offensif, et à récupérer mon timing. Donc on continue dans ce sens-là. C’est pour cela que j’ai envie de bien terminer ma saison. Et on pourra alors dire que cette année, j’aurai retrouvé mes sensations, avec des bons matches en Grand Chelem (ndlr: et un quart de finale à Wimbledon), des meilleurs matches dans les grands moments, un titre à Marrakech, et des rencontres très satisfaisantes, ces derniers mois, sur les différentes surfaces. Bien terminer cette saison serait une bonne chose, pour pouvoir bien préparer la suivante. Donc non, celle-ci n’est pas finie. Je suis encore super-motivé pour ce qu’il y a à venir. Ce sont souvent des tournois très relevés, donc ce sera très dur dès les premiers tours. Mais j’espère encore pouvoir élever mon niveau, et bien terminer.

Votre programme est encore assez solide, avec Metz, Nur-Sultan, Florence, Anvers, Vienne, Bercy. Pourquoi aller à Nur-Sultan la capitale du Kazakhstan, qu’il faut d’ailleurs à nouveau appeler Astana depuis quelques jours) ? C’est plus loin…

L’ATP a ajouté quelques tournois un peu partout, et il était compliqué de choisir. C’est sûr que j’ai toujours aimé jouer à Tokyo, mais y aller juste pour une épreuve, et mettre en péril les tournois suivants, avec Anvers notamment, c’était un peu risqué. L’ATP 500 de Nur-Sultan était la meilleure option. Et je pense que tout le monde a fait cela, le "cut" à 39 le montre. J’y vais pour les qualifications. C’est pour cela que je ne joue pas la semaine avant. Je joue à Metz, avant de m’entraîner quelques jours et de partir là-bas. Et puis, c’est un peu moins loin que Tokyo, et le décalage horaire est un peu moins dur. Pour les autres compétitions, il y avait le choix entre Florence et Gijon, deux ATP 250. Je ne connais aucun des deux tournois, donc c’était kif-kif. Et puis Anvers, Bâle ou Vienne (cela dépendra d’où je rentrerai, avec mon classement), et Bercy, ce sont des très gros tournois. En indoor, la fin d’année est souvent très dure. Tout le monde joue. Les meilleurs doivent essayer de sécuriser leur place au Masters, ou essayer de se qualifier en dernière minute pour le Masters. Et puis ce sont des gros tournois, il y a des 500, et Bercy qui est un 1000. Je sais que ce sera très difficile.

Il y a un tournoi qui vous laisse de très bons souvenirs, celui de Metz. Et un tournoi où vous avez sans doute envie d’aller plus loin que d’habitude, celui d’Anvers…

Oui, ce sont deux tournois que j’aime, et où j’ai envie de bien performer. Metz parce que je l’ai déjà gagné, et Anvers parce que j’ai envie de bien jouer à domicile. J’ai eu mes chances, une fois ou deux, de pouvoir gagner ce tournoi. Notamment en perdant une fois en demi-finale, avec balle de match. Et une autre fois en jouant vraiment bien contre Tsitsipas. J’ai envie de réussir quelque chose là-bas. La dernière fois que j’y suis allé, en 2020, je venais d’avoir le Covid, et il n’était pas facile de monter sur le terrain. Cette année, je suis bien physiquement, donc j’espère bien jouer à Anvers. Ce serait pas mal.

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