Belgique

Tec perturbé, actions sur les sites d’Engie, Tihange… le point sur les différentes actions des syndicats de ce 20 octobre

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20 oct. 2022 à 09:11 - mise à jour 20 oct. 2022 à 11:48Temps de lecture4 min
Par Miguel Allo avec agences

Le syndicat socialiste a mené plusieurs actions, parfois accompagné du syndicat chrétien, dans tout le pays jeudi matin pour appeler les autorités à faire plus face à la crise des prix de l'énergie. Parallèlement aux actions de sensibilisation de militants, le réseau TEC est fortement perturbé, les agents participant largement aux actions syndicales.

Le réseau Tec est perturbé

Le réseau Tec est perturbé ce jeudi en raison de la journée d’actions syndicales contre la hausse du prix de l’énergie. Les régions de Liège-Verviers, de Charleroi, du Centre et de Mons Borinage semblent particulièrement touchées.

Mais des parcours sont également supprimés dans les provinces du Brabant wallon et du Hainaut, tout comme dans celles de Namur et du Luxembourg.

"L’exécution des 950 circuits de transport scolaire vers l’enseignement ordinaire et spécialisé n’est pas impactée par cette journée d’actions", précise l’opérateur de transport public dans un communiqué.

Les voyageurs sont invités à consulter la page Facebook du Tec ou contacter le call center de leur région par téléphone pour connaitre l’état du trafic. Une liste détaillée des trajets supprimés par région est disponible sur le site de l’opérateur de transport public.

Environ 2500 manifestants devant Tihange pour protester contre la hausse des prix

La FGTB organisait jeudi matin une grande manifestation devant la centrale nucléaire de Tihange pour réclamer des solutions face à l'augmentation des coûts de l'énergie.

Le rassemblement a rencontré un franc succès puisque 2500 personnes, environ, y ont pris part, a estimé le syndicat auprès de l'agence Belga. Des problèmes de circulation ont d'ailleurs été constatés.

Les représentants syndicaux ont pris la parole pour dénoncer les mesures "insuffisantes" prises récemment par le gouvernement: "Ce ne sont pas des petites aides qui vont permettre à la population de s'en sortir, il faut un blocage des prix", a notamment clamé Minervina Bayon, secrétaire régional de la FGTB.

Le syndicat a également une nouvelle fois réclamé la révision de la loi sur la norme salariale de 1996.

Les manifestants se sont dispersés aux alentours de 11h.

Des actions "coup de poing" à Hautrage et Feluy

Des militants de la FGTB de Mons-Borinage et du Centre ont mené jeudi des actions "coup de poing" à Hautrage, devant le site d’Engie Electrabel, et à Feluy, devant le site de TotalEnergie. L’objectif du mouvement était de dénoncer l’augmentation "complètement disproportionnée et injuste" des prix de l’énergie (gaz, électricité, mazout, pellets, …).

"Nos différentes actions ont été trop peu entendues par le gouvernement. Il est donc nécessaire de continuer à dénoncer cette injustice sociale qui va amener de nombreuses personnes à être dans l’impossibilité de payer leurs factures", a justifié la FGTB, qui a mené des actions jeudi matin en plusieurs endroits du pays, dans le but de "faire monter la pression avant la grève générale qui se déroulera le 9 novembre."

"Notre action vise les entreprises actives dans le secteur énergétique", a expliqué Ahmed Ryadi (FGTB-Centre), à Feluy où quelque 250 militants étaient rassemblés jeudi matin. "Nous ciblons clairement les surprofits réalisés sur le dos des travailleurs et des entreprises. Nous demandons la taxation immédiate des surprofits, le blocage des prix de l’énergie et la nationalisation du secteur énergétique qui est trop stratégique pour le laisser au privé."

"Nous avons choisi un bâtiment hautement symbolique à savoir celui d’Engie Electrabel, qui réalise d’énormes surprofits sur le dos des travailleurs et travailleuses", a précisé Jason Dieu (FGTB) à Hautrage, où quelque 400 militants s’étaient rassemblés. "Nous voulons que le gouvernement belge et l’Union européenne prennent immédiatement des mesures concrètes, adaptées, audacieuses et solidaires face à cette urgence historique."

Plus de 300 manifestants devant le siège namurois d’Engie-Electrabel

Plus de 300 militants de la CSC et de la FGTB se sont postés devant l’entrée du bâtiment d’Engie boulevard de Merckem à Namur. Les syndicats dénoncent " un véritable hold-up réalisé sur le dos des citoyens ".

" Au rythme où les prix de l’énergie flambent, la quasi-totalité d’un bas salaire suffira à peine à se chauffer et s’éclairer", estime Jonathan Hubert, secrétaire régional à la centrale générale de la FGTB Namur-Luxembourg.

La FGTB Namur avait annoncé, mercredi, l’organisation d’une "action choc", destinée à protester contre les surprofits des producteurs d’énergie et les mesures jugées insuffisantes prises par les pouvoirs publics pour aider les travailleurs à affronter la crise énergétique.

Les représentants syndicaux annoncent que leur action prendra fin jeudi en milieu de matinée.

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Plusieurs centaines de personnes devant la centrale d’Amercoeur à Roux

Plusieurs centaines de militants syndicaux ont répondu à l’appel de la CSC et de la FGTB pour un rendez-vous ce jeudi matin tôt devant la centrale électrique d’Amercoeur à Roux, exploitée par Engie-Electrabel. L’objectif est de dénoncer l’explosion des prix de l’énergie et la détresse des ménages face aux factures. Une action coordonnée avec une autre qui avait lieu devant le siège d’Engie à Namur.

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Une soupe populaire pour amener l'Union européenne à faire plus face à la crise énergétique

Enfin, les syndicats socialiste et chrétien ont également manifesté ensemble dans le quartier européen pour appeler l'Union à prendre des mesures face aux prix élevés de l'énergie, alors que le conseil européen se réunit en cette fin de semaine. Ils demandent que l'accès à l'énergie ne soit plus considéré comme un luxe, mais comme un bien essentiel.

Quelque 200 militants se sont rejoints dans le quartier du rond-point Schuman et ont organisé une soupe populaire. Ils distribuaient à manger à tous les passants, pour symboliser le nombre grandissant de personnes qui doivent se tourner vers l'aide alimentaire alors que les factures d'énergie flambent. 

"Il est urgent que les institutions européennes fixent un plafond pour les prix, il faut une meilleure régulation du secteur de l'énergie et assurer la sécurité énergétique à tous", ont scandé les syndicats. 

Les messages "La richesse a été créée par les travailleurs, ils méritent le respect" ou encore "Se chauffer ou manger? C'est assez" étaient inscrits sur des pancartes. 

Les syndicats estiment que les mesures prises par le gouvernement fédéral sont un premier pas, mais restent insuffisantes. D'autres actions ont été menées en Belgique jeudi matin, notamment devant des sites d'Engie Electrabel et de TotalEnergies.

Une grève interprofessionnelle est prévue pour le 9 novembre, dans la foulée des actions de ce jeudi, à l’appel de la FGTB et de la CSC. La CGSLB ne participera pas aux actions de ce jeudi 20 octobre. En revanche, elle soutient les travailleurs et les travailleuses qui feront grève le 9 novembre.

Sur le même sujet : Extrait JT (20/10/2022)

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