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Tarte de Tancrémont à Liège : un sacrilège ? C’est finalement à chacun de choisir.

Quelle tarte et où la manger ? A chacun de décider.

La renommée du petit village de Tancrémont a largement dépassé le territoire provincial. Ce qui y fait aujourd’hui courir les foules, c’est sa célèbre tarte. Alors quand un commerce veut en vendre au centre de Liège, forcément, ça suscite de nombreux commentaires, notamment suite à un article publié sur les réseaux sociaux de la RTBF. Des commentaires, notamment pour savoir s’il s’agit bien d’une vraie tarte de Tancrémont et qui est son producteur.

Il faut d’abord savoir que si Tancrémont est connu depuis la fin du XIXe siècle, eh bien ce n’est pas pour sa tarte. C’est pour un lieu de pèlerinage local : sa chapelle du Vieux Bon Dieu. A l’époque, vu l’affluence, les habitants du village en ont profité pour proposer des tartes confectionnées avec les fruits de leurs vergers et le lait de leurs vaches. Elles étaient bonnes donc les six bonnes adresses de l’époque se sont vite répandues. Aujourd’hui, il ne reste plus que deux établissements : le Vieux Tancrémont, et le Péché mignon.

Et ce sont les tartes de ce dernier qui sont désormais aussi vendues à Liège. Il a bien fallu choisir et quand il y a choix, il y a un heureux et un malheureux. Alors d’un côté, on dit que la vraie tarte de Tancrémont, elle ne se trouve qu’à Tancrémont. De l’autre, on se dit pourquoi ne pas en proposer ailleurs. La tarte de Tancrémont, ce n’est pas une appellation protégée. Dans les deux établissements, qui existent depuis plusieurs dizaines d’années et vendent plusieurs centaines de tartes par an, le processus de fabrication n’est pas fondamentalement différent. C’est avant tout par l’aspect que les tartes se différencient. Quant au format, il est identique : une tarte d’une trentaine de centimètres de diamètre vendue entière, en demi, en quart ou en huitième. Certains préféreront les unes, d’autres les autres. Certains sur les réseaux sociaux sont soulagés de ne pas devoir faire plusieurs dizaines de kilomètres pour en trouver ; d’autres se réjouissent de les faire pour déguster la tarte dans un cadre plus agréable qu’un cœur de ville. Tout est donc une affaire de goût. Quant aux deux patrons d’établissement, ils le reconnaissent : il n’y a pas vraiment lieu de polémiquer.

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