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Etat Islamique

Syrie: les combattants européens souvent accompagnés de leur famille

"Les enfants sont éduqués comme de futurs djihadistes. Donc, dans les vingt ans à venir, le djihad prendra des formes bien plus violentes."

Montasser Aldemeh, doctorant à l'université d'Anvers, a suivi des combattants belges en Syrie. Sur place, il a rencontré de nombreuses familles, ainsi que des enfants de Belges morts au combat.

Selon lui, le fait que les combattants quittent l'Europe accompagnés de leur famille démontre une réelle volonté d'émigrer de leur part. Le chercheur décrit la vie des Belges partis combattre en Syrie pour le groupe de rebelles al-Nosra : ils vivent dans des maisons, ont l'électricité, malgré des coupures, et Wi-Fi. Ils reçoivent des paquets de nourriture des djihadistes pour lesquels ils combattent.

Le djihad inculqué aux enfants

Il évoque l'éducation des enfants sur place : "Les combattants partent souvent avec leur famille et on inculque donc à leurs enfants l'idéologie du djihad. La colonisation, l'occupation de Gaza, la répression des frères musulmans en Égypte, etc.".

"Les instructeurs invoquent ce qu'ils désignent comme des injustices qui ont été subies par les musulmans depuis la seconde guerre mondiale, pour justifier les atrocités qui sont commises aujourd'hui au nom du djihad."

"Tous ces enfants sont de futurs djihadistes, parce que leurs parents sont devenus djihadistes à 18-20 ans... Alors que ces enfants, ils sont éduqués dans ce but-là. Donc dans les vingt ans à venir, le djihad prendra des formes bien plus violentes."

Montasser Aldemeh conclut : la plupart des Belges partis combattre ne veulent pas revenir. Et s'ils reviennent un jour, ce sera pour combattre notre société jugée pleine d'infidèles...

Odile Leherte et Nora Khaleefeh

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