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Syrie: la communauté internationale s'inquiète de l'escalade militaire entre Israël et l'Iran

Israël : un inquiétant échange de tirs de missile

JT 19h30

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10 mai 2018 à 13:23 - mise à jour 10 mai 2018 à 13:232 min
Par RTBF avec Agences

Israël a mené dans la nuit de mercredi à jeudi des dizaines de raids aériens meurtriers contre des cibles présentées comme iraniennes en Syrie, affirmant agir en représailles à des tirs de roquettes, une escalade qui a alarmé la communauté internationale.

Si leur paternité était confirmée, ces tirs de roquettes attribués à l'Iran serait une première contre des positions israéliennes dans le cadre de la confrontation de plusieurs décennies entre les deux ennemis. La riposte israélienne est elle d'une vigueur exceptionnelle sur le sol syrien depuis le début de la guerre civile en 2011.

Réactions du monde entier

De nombreux chefs d'État ont réagi à la suite de cette escalade de violence.

Alors que la région est plus que jamais sous tension après l'annonce par Donald Trump du retrait américain de l'accord sur le nucléaire iranien, les frappes israéliennes marquent une "nouvelle phase" dans la guerre ravageant la Syrie depuis sept ans, a clamé le régime de Bachar al-Assad.

"L'escalade des dernières heures nous montre qu'il y va vraisemblablement de la guerre ou de la paix", a prévenu la chancelière allemande Angela Merkel.

Plusieurs experts interrogés par l'AFP ont souligné qu'un pas avait effectivement été franchi dans l'hostilité israélo-iranienne en Syrie. Mais le point de non-retour n'est pas atteint, et la Russie a un rôle déterminant à jouer, ont-ils jugé.

Intervenant majeur en Syrie en soutien au régime de Damas, Moscou a justement dit avoir pris contact avec toutes les parties, et les avoir appelées à la "retenue".

Sans surprise, à Washington, la Maison Blanche a dénoncé les "attaques provocatrices" de l'Iran et réaffirmé le "droit d'Israël à agir pour se défendre".

Le ministère allemand des Affaires étrangères a dénoncé une "provocation" de Téhéran, tandis que le président français Emmanuel Macron a appelé à la "désescalade".

Téhéran garde le silence

Israël a assuré ne pas chercher une telle escalade, tout en se déclarant prêt à tous les scénarios. Téhéran a gardé le silence. C'est la première fois depuis le début en 2011 de la guerre en Syrie et de l'engagement iranien dans ce pays voisin d'Israël que l'Etat hébreu impute de telles frappes à l'Iran.

L'Etat hébreu, qui reste officiellement en état de guerre avec la Syrie, affirme s'employer à rester à l'écart de la guerre chez son voisin. Mais il observe avec grande inquiétude le soutien apporté au régime Assad par deux de ses bêtes noires, le Hezbollah libanais et l'Iran.

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