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Syrie: de plus en plus de réfugiés en UE, malgré la frilosité des Etats

Syrie: de plus en plus de réfugiés en UE, malgré la frilosité des Etats
02 sept. 2013 à 09:27 - mise à jour 02 sept. 2013 à 10:151 min
Par Germain Renier

En Belgique, où ils sont déja 2000, plus de 500 syriens ont déposé une demande d'asile entre janvier et août 2013. Une grande majorité est acceptée, assez rapidement, sous le statut de protection subsidiaire temporaire. Le CGRA (Commissariat général aux réfugiés et apatrides) accepte plus de 90% des cas qui lui sont présentés.

Normalement, ces réfugiés devraient déposer une demande dans le premier pays européen où ils accèdent. Mais en Grèce, et en Bulgarie, c'est la catastrophe, les centres sont débordés et la situation des réfugiés syriens devient intenable. Beaucoup essaient d'arriver plus au Nord, même si comme l'explique Dirk Van den Bulck, Commissaire général aux réfugiés, "le nombre de réfugiés qui rentrent en Europe reste assez bas".

Il ajoute que "la plupart arrive essentiellement en Suède et en Allemagne", mais précise aussi que l'affluence en Europe, "plus difficile, pour les Syriens comme pour les autres réfugiés", est incomparable à celle qui a lieu dans les pays limitrophes, comme la Turquie, le Liban ou la Jordanie.

Les associations appellent l'Europe à ouvrir ses portes

Un grand pays comme la France fait à  peine plus que la Belgique et de nombreux réfugiés syriens n'y trouvent pas d'abri convenable. L'Allemagne, par contre, a décidé d'accueillir 5000 syriens de plus en septembre, après les 11 000 déjà accueillis ces deux dernières années, et alors que 40 000 Syriens vivent outre Rhin.

Les associations espèrent que l'Europe va se décider à accroître son accueil, notamment en utilisant la directive européenne activable en cas d'afflux massif aux frontières de l'Union.

Si un tel afflux n'existe pas comme tel, c'est que beaucoup de réfugiés n'essaient même pas ou sont dans l'incapacité d'atteindre ces frontières. Utiliser cet argument revient donc, selon les associations, à invoquer un prétexte pour cacher une absence de volonté politique commune.

En juillet dernier, l'ONU dénonçait la pire crise es réfugiés depuis le génocide rwandais, et estimait à 6000 le nombre de Syriens qui fuient chaque jour leur pays.

Marc Molitor

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