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Sylvester Stallone et Michael B.Jordan : les interviews à la sortie de Creed

Sylvester Stallone et Michael B.Jordan : les interviews à la sortie de Creed
20 janv. 2016 à 14:04 - mise à jour 20 janv. 2016 à 14:043 min
Par Hugues Dayez

C’est le grand retour du personnage de " Rocky " à l’écran. Hugues Dayez a rencontré les deux protagonistes du film : Sylvester Stallone et Michael B.Jordan.

Hugues Dayez : Sylvester Stallone, quand on vous a parlé de ce projet, du retour de Rocky après autant d’années, est-ce que vous avez été immédiatement convaincu ?

Sylvester Stallone : Non, je me disais que c’était vraiment une idée épouvantable. Pourquoi remuer tout ça ? Cela avait pris tellement de temps pour faire tous ces "Rocky" ! J’estimais avoir eu beaucoup de chance avec le dernier Rocky parce que je trouvais qu’il était plutôt bon et que c’était une belle façon de dire au revoir aux fans. J’ai vraiment halluciné quand, huit ans plus tard, un jeune homme est venu frapper à ma porte en me disant : "J’ai une excellente idée, on va faire revenir Rocky et introduire un personnage qui s’appelle Creed, le fils d’Apollo Creed". Je n’ai pas écrit ça ! C’était son idée. Et, en tout, ça a pris plus ou moins deux ans pour me convaincre.

Michael B. Jordan, votre personnage dans le film est presque une icône. Comment fait-on pour approcher un tel projet ?

Michael B. Jordan : J’ai essayé d’approcher ce personnage comme n’importe quel autre.. Je ne pouvais commencer à de dire "Mais qu’est que j’ai fait ?". J’avais devant moi la "légende" en personne ! Pour moi, tout tourner autour de la chute du personnage. Il s’agissait vraiment de décortiquer ce personnage, de comprendre son passé, d’où il vient, son éducation, ses expériences, ce qu’il a raté, ce qu’il veut… . Quand trouve les réponses à ces questions, on finit par vivre avec le personnage. Donc, quand je suis arrivé sur le tournage, j’arrivais déjà à agir et à faire des choix en fonction des caractéristiques du personnage.

Sylvester, la relation entre ces deux personnages est semblable à une relation père-fils. Ce n’est pas un secret … vous avez vous-même perdu un fils. Est-ce que c’était émouvant et difficile de créer cette relation ?

Sylvester Stallone : Oui, c’était très difficile. A la base, je ne voulais même pas le faire. Mais je me suis dit que c’était important. Il fallait que je le fasse par respect. Je ne pouvais pas me voiler la face et éviter la réalité. Le réalisateur a par exemple décidé d’utiliser des vraies photos dans ce film. C’est ce genre de facteurs qui ajoute au caractère authentique du film. C’était une expérience très émouvante.

Votre relation dans ce film est très touchante et très puissante. Comment est-ce que vous l’avez créée ? Est-ce que vous vous êtes rencontrés avant ? Est-ce que vous avez passé du temps ensemble ?

Sylvester Stallone : Oui, on passait du temps ensemble chez moi ou alors au bureau. Et puis, durant le tournage, on discutait énormément. Parfois nos discussions étaient écrites dans le script, et parfois elles ne l’étaient pas. On essayait de trouver les affinités pour garder la fraîcheur de la relation. Surtout quand on tournait les scènes de boxe.

Michael B.Jordan : On essayait de trouver les bons moments pour garder le tout très agréable. On a passé énormément de temps ensemble avant même de commencer le tournage et on essayait d’apprendre à se connaître. Et même durant le tournage, on essayait de rester très proches. Et dès que les scènes étaient tournées, on finissait toujours par éclater de rire et parler de choses qui n’avaient rien à voir avec le film. L’alchimie entre nous deux était très authentique.

Sylvester, pour conclure : cela fait quarante ans depuis le premier Rocky. Quelle est la place de ce personnage dans votre vie et dans votre cœur ?

Sylvester Stallone : Eh bien, c’est un personnage qui est au centre de mon cœur. J’aime tellement ce personnage que je pourrais écrire ma vie à travers lui. Je réalise que tout ce que j’ai, c’est grâce à lui. J’ai énormément de respect envers lui, c’est un peu comme avoir un grand frère.

 

(traduction : Kieran Sparks)

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