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Regions Liège

Svitlana, réfugiée ukrainienne, retrouve le chemin de l'école à Liège

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Svitlana vient d'Ukraine. Avec sa petite sœur Vitalina, elle fréquente l'école Freinet du Thier à Liège. Elles sont arrivées il y a environ deux semaines et sont hébergées avec leur maman chez une tante qui vit à Liège. Leur grand frère et leur papa sont restés en Ukraine. A l'heure actuelle, 8 enfants ukrainiens sont accueillis dans les écoles de la ville de Liège.

Elle est déjà très à l'aise

Svitlana vit dans le quartier du Thier à Liège. Elle fréquente la classe de 2e primaire de Madame Valérie. "Elle ne parle pas français et la grosse difficulté, c'est qu'en plus, l'alphabet ukrainien est différent du nôtre" confie l'institutrice.

Pour lui parler en classe ou dans la cour, l'institutrice utilise le traducteur automatique de son GSM.

Pour lui parler en classe ou dans la cour, l'institutrice utilise d'ailleurs le traducteur automatique de son GSM.

Mais la petite fille est visiblement déjà bien intégrée: "Elle a chaque fois à côté d'elle quelqu'un pour l'aiguiller et lui montrer ce qu'elle doit faire. Elle est déjà très à l'aise en fait. Elle avait déjà un niveau d'écriture en ukrainien, donc elle arrive à reproduire ce qu'on écrit de manière assez spectaculaire".

"Svitlana observe beaucoup" ajoute Catherine Cremers, la directrice de l'école du Thier à Liège. "Elle est vraiment dans un stade d'observation, elle se demande encore un peu où elle est, toujours pour le moment, mais elle joue avec les autres. On est par exemple dans la cour et elle va prendre la trottinette, ça fait plaisir à voir."

On utilise tout ce qui est non-verbal: les gestes, le regard, le sourire

 Lina aide sa nouvelle copine Svitlana à faire ses travaux en classe
Lina aide sa nouvelle copine Svitlana à faire ses travaux en classe RTBF - Erik Dagonnier

Vitalina, la petite sœur de Svitlana, est dans la classe de Madame Laurence, en 2e maternelle: "On utilise vraiment tout ce qui est non-verbal" explique l'institutrice. "Les gestes, le regard, le sourire. Ce sont aussi les autres enfants qui sont là pour l'aider. Ils la prennent par la main, elle suit tous les rituels de la classe avec les autres enfants".

La ville de Liège se prépare à accueillir plus d'enfants ukrainiens. Ils pourraient être regroupés par groupe de 8 dans des écoles cibles. L'école pourra alors bénéficier d'aides pour les encadrer. Mais les familles pourront toujours choisir l'école la plus proche.

Écoutez notre reportage à l'école Freinet.

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