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Sur scène, Julie, 38 ans, apprend à dompter cette "saloperie" d’AVC

Julie, 38 ans, apprend à dompter cette "saloperie" d'AVC

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A l’origine, il y a souvent une artère du cerveau qui se bouche. Sans prévenir ! Une prise en charge rapide peut alors permettre de limiter les séquelles mais l’AVC, l’accident vasculaire cérébral, est en Belgique, la première cause de handicap. Et pas seulement chez les plus de 50 ans ! Les victimes sont parfois dans la force de l’âge. Commence alors pour elles, une vie différente, forcément. Une vie à réinventer. Depuis plus de 27 ans, la Braise, à Anderlecht propose un accompagnement aux personnes cérébrolésées. Ce centre a soufflé récemment sa 10.000 ème bougie et organisait à cette occasion une journée festive. Nous y avons rencontré Julie, 38 ans, victime d’un AVC deux ans plus tôt. Ce jour-là, Julie montait sur scène, face au public. Un fameux pied de nez à ce qu’elle appelle "une saloperie d 'AVC". Elle nous a raconté son histoire que vous pouvez entendre ci-dessus.

Les blessures au cerveau entraînent parfois des lésions réelles mais invisibles

Christine Croisiaux est directrice de la Braise, à Anderlecht. Les victimes d’AVC, (mais aussi de traumatismes crâniens ou d’encéphalopathie), arrivent ici après la sortie de l’hôpital. "Nous suivons en moyenne 120 personnes. Avant l’accident, elles étaient valides et doivent à présent apprendre à vivre le handicap. Il faut alors reconstruire un projet de vie, car l’accident amène des limites. Parfois le handicap est visible (une hémiplégie, ou des difficultés d’expression) mais parfois, la blessure au cerveau touche la mémoire, la concentration, l’initiative. Ce qui provoque des "bizarreries" dans le comportement de la personne, invisibles au premier abord".

Eviter l’hébergement en maison de repos pour les jeunes victimes d’AVC ou d’accident de la route.

Tout le travail d’accompagnement est alors dirigé vers les proches, pour les aider à comprendre ce qui se passe. Mais également avec la personne elle-même pour qu’elle devienne "actrice" de ce qui lui arrive. "Nous avons calculé, que chaque année, 350 personnes à Bruxelles développent une blessure au cerveau avec des conséquences importantes". Après avoir ouvert un centre de jour, un service d’accompagnement, une consultation pour les familles, que manque-t-il encore au dispositif ? Réponse de Christine Croisiaux : "des soutiens financiers pour ouvrir le centre d’hébergement que nous tentons d’ouvrir depuis 2003". Trop souvent, ajoute-t-elle, les jeunes victimes d’AVC ou d’accident de la route, ne trouvent qu’une maison de repos pour les accueillir.

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