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Coronavirus

Steven Van Gucht à propos d’Omicron : "Le variant sera probablement dominant en janvier ou février"

Steven Van Gucht à propos d’Omicron : "Le variant sera probablement dominant en janvier ou février"
10 déc. 2021 à 10:29 - mise à jour 10 déc. 2021 à 13:292 min
Par Estelle De Houck

Omicron pourrait bien devenir dominant dès janvier. C’est ce qu’a annoncé Steven Van Gucht, le porte-parole interfédéral Covid-19, lors de la conférence de presse de Sciensano, l’Institut Scientifique de Santé Publique. Notre pays compterait d’ailleurs 30 cas d’infections liées à ce variant du coronavirus.

La Belgique recense désormais quatre foyers du variant Omicron. Les trois premiers sont en lien avec des voyages à l’étranger – pas seulement en Afrique du Sud. Le quatrième est un foyer scolaire avec lequel il n’y a pas de lien avec l’étranger.

Faut-il craindre une croissance d’Omicron ?

Comme dans d’autres pays, "nous nous attendons à une croissance de ce variant", explique Yves Van Laethem. "Et ce, après une longue période où le variant Delta a complètement dominé l’épidémiologie, en étant en cause à plus de 99% des infections covid depuis cet été."

Le variant sera probablement dominant en janvier ou février

Selon Steven Van Gucht, Omicron concernerait actuellement 1 à 2% des contaminations. "Mais le variant sera probablement dominant en janvier ou février."

L’impact de la vaccination

Plusieurs études en prépublication parues cette semaine ont analysé l’impact de la vaccination sur le variant Omicron. "Elles montrent que si une infection naturelle préalable ou deux doses de la vaccination ne protègent que partiellement, la forte augmentation du taux d’anticorps induite par le booster permet d’améliorer fortement l’activité contre ce variant", précise Yves Van Laethem.

L’occasion pour le porte-parole interfédéral d’insister sur l’importance de la vaccination, et spécialement de la dose de booster.

L’immunité cellulaire

Mais les informations à propos de l’impact de la vaccination sur le variant Omicron concernent essentiellement l’immunité liée au taux d’anticorps.

"Ceci ne signifie rien par rapport à l’immunité cellulaire. Malgré les nombreuses variances apparues au niveau de la spike protéine du virus covid dans le variant Omicron, on ne s’attend pas à ce que l’immunité cellulaire soit profondément modifiée", ajoute Yves Van Laethem.

On espère donc avoir une barrière de défense qui nous aidera à lutter contre les formes les plus sévères

"On espère donc avoir une barrière de défense qui nous aidera, quel que soit le taux de vaccination, à lutter contre les formes les plus sévères."

"Trop tôt"

Il est toutefois trop tôt pour connaître l’impact précis de la vaccination sur l’évolution épidémiologique de ce variant. Par ailleurs, "il est encore trop tôt et illusoire de projeter sur la gravité plus ou moins importante de l’infection liée à Omicron", ajoute Yves Van Laethem. La situation en Afrique du Sud n’est effectivement pas la même que chez nous.


►►► À lire aussi : Coronavirus : le variant Omicron va-t-il venir tout changer ?


"Omicron et ses incertitudes doivent donc être vus comme étant une raison supplémentaire de venir à bout de cette quatrième vague et de ne pas démonter trop tôt les mesures qui ont été prises", conclut Yves Van Laethem.

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