Basket NBA

Stephen Curry, des larmes pour l’éternité

2022 NBA Finals – Game Six

© 2022 Getty Images

17 juin 2022 à 09:03 - mise à jour 17 juin 2022 à 09:28Temps de lecture2 min
Par Antoine Hick

Ils l’ont fait ! Quatre ans après leur dernier titre NBA, les Golden State Warriors ont repris leur dû en venant à bout des Boston Celtics en six manches somptueuses d’intensité. Un titre, placé sous le signe du come-back, qui porte le sceau d’un homme : Stephen Curry. Le meilleur joueur de ces Finales, la figure de la franchise, l’homme de tous les records, qui en l’espace d’une nuit, a sans doute envoyé valser les tout derniers détracteurs qui lui restaient.

Comme une image vaut parfois mieux que mille mots, replongeons-nous dans ce Game 6 décisif. Direction le 3e quart-temps, là où le match a basculé. Les Warriors ont fait le trou et mènent désormais 69-50. Mais les increvables Celtics restent à l’affût. Draymond Green remonte la balle, il sert Stephen Curry. Sans réfléchir ni même sourciller, le sérial killer des Warriors plante un tir venu d’ailleurs, des 8 mètres en première intention. +22 pour les Warriors, la messe est dite.

Curry le sait aussi. Il recule, fait quelques pas, jette un regard taquin vers les supporters des Celtics, climatisés, la bouche ouverte. Puis, il se tient la tête et sourit, comme un gamin. Comme le jeune basketteur qu’il est sans doute toujours dans sa tête. Le Baby Faced Killer a encore frappé.

Le reste de la séquence est tout aussi iconique. Après un check avec son clan, Steph remonte sur le parquet. Visage fermé, démarche du prédateur qui n’a pas encore achevé sa proie, il pointe du doigt son index. Ce même index qui, quelques dizaines de minutes plus tard, accueillera sa 4e bague de champion. Tout un symbole.

Des larmes tellement symboliques pour un titre savoureux

Les larmes de Stephen Curry après le 4e titre des Warriors.

Certains diront que Curry est un devin, qu’il avait pressenti que les Warriors allaient remporter cette 6e manche. D’autres affirmeront que sa confiance en lui est sans limites et qu’il savait probablement déjà, au beau milieu de ce 3e quart-temps, que le graal lui tendait les bras. La vérité se situe sans doute entre les deux. Toujours est-il que les Celtics ne reviendront effectivement jamais. Et qu’avec 13 points d’avance à 20 secondes de la fin, les Warriors peuvent enfin savourer.

Savourer ce 4e titre en huit ans, sans doute le plus beau. Certains Warriors impatients sautillent frénétiquement sur le banc, d’autres sont déjà prêts à envahir le terrain. Stephen Curry lui, s’écroule. Seul, sous le panier. Lui, la star des Warriors, le meilleur joueur de ces Finales, qui a besoin d’un moment pour mesurer ce qu’il vient de réaliser. Les larmes coulent et rendent l’ovni Curry un peu plus humain.

Des larmes tellement symboliques…

Parce que pendant deux ans, les Warriors, broyés par les graves blessures, ont dû faire une croix sur leurs ambitions de titre, accumulant les défaites et les frustrations.

Parce que, pour la première fois de sa carrière, Curry a enfin été élu meilleur joueur des Finales. Sans doute la dernière ligne qui manquait à son exceptionnel palmarès.

Parce que ce 4e titre aura été parsemé d’embûches, aura été acquis au forceps et sans Kevin Durant, lui conférant sans doute encore un peu plus de saveur.

7 ans après leur premier titre, les Warriors rayonnent à nouveau du sommet de leur trône, tout en haut de la Ligue. 4e bague au doigt, Stephen Curry savoure. Ce titre, c’est le sien. Et il confirme que la dinastie Warriors est loin d’avoir écrit la dernière page de son histoire.

 

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